We need a new round table of knights !

 

Where are “the ones” ?

Those who will be capable to pull us out of this rising water?

I have this thrill that I have when I dive into fresh deep sea water…

I hold my breath and look forward to this moment when I can swim up to the glittering surface and take a deep breath of warm air.

Now, we are all diving into deep black water. We’ll have to breathe deeply on the contrary, and swim to the light, to this new place where we will recover from a deep inside trip.

Smile

Make your team smile

Make your company smile

Make your city smile

Make your country smile

Make your planet smile

 

New Knights Round Table are preparing themselves… join them !

 

Michel de Kemmeter

www.uhdr.net

Solutions for a sustainable future already exist…

Hyperconductors, cheap energy storage and production, mutual learning and health prevention technology, neurosciences, sustainable affordable habitat, co-creation techniques, sustainable governing.

BUT. They challenge patriarcal organisations, strict limiting beliefs of people stuck in ego and power, economy and financial systems.

No wonder good sustainable ideas are wiped out, bought and buried, or need superhuman powers to survive or emerge.

Collective consciousness is rizing quickly and “pushing up” these new paradigms. One condition for success: decide to go behind the mirror of appearances. Of our own lives, of global issues, of specific corporate and society issues. Detect purpose, meaning, driven by passion and love, translated in concrete actions and pilot projects making sens for everyone.

We need a “tipping point” enough of people willing to reconnect with Mother Earth, with Common Good, and with love for themselves, for the others and for the living. Very very tough in these periods of fear, doubt, and anger. When crisis is going to be really tough, 2 groups of, people will be created: the fearful, and the confident. If the fearful win, humanity is in danger, if the confident win, we are going to enter a fabulous world for our selves and for our children.

Your decision:

- matriarchal sharing values, or patriarchal controlling power

- sharing or competing

- autonomous leadership or dependance

- fulfilment or stress

Up to you.

Systemic crisis is just an invitation for a quantum-leap in consciousness.

New paradigm don’t arrive by chance. It’s first our individual decision.

Responsible leadership is needed for seriously sustainable transition management.

Disruptive innovation in business models and societal organisation are at our doors.

 

Michel de Kemmeter

www.uhdr.net

Les dimensions oubliées

« S’ils avaient une solution dans la boîte – on l’aurait su… ». Un peu simpliste, mais une réalité pure et dure. Les solutions proposées le sont avec la même façon de penser qui a créé le problème – alors qu’Einstein nous invitait déjà à sortir de la boite et à chercher des solutions avec d’autres façons de penser que celle qui a créé le problème… qu’avons-nous donc appris ?

C’est clair, les solutions durables qui émergent déjà de cette remise en question globale et planétaire, sont issus d’un détour inhabituel : politiquement non corrects, bousculant les idées toutes faites, les conditionnements collectifs aveuglants, activant des zones dormantes du cerveau, mobilisant des ressources sous-utilisées,… c’est peu banal. De tous nouveaux modèles économiques et sociétaux se créent de façon naturelle et sont co-créés par les acteurs de terrain – par nécessité, et même parfois de façons naturelles. Les exemples se multiplient : Facebook, Google, l’Islande.

Le paradigme physique sur lequel nous avons construit notre système économique et financier a très bien fonctionné pendant des centaines d’années. Mais il ne fonctionne bien que dans un système dit « ouvert ». Ressources infinies – transformation – déchets – produit fini – décharge. Mais la globalisation a « fermé » le système – il nous fait toucher à ses limites. C’est comme si un capuchon hermétique était posé sur le bac à fleurs. Le système économique doit à présent trouver un nouvel équilibre, ne détruisant pas le biotope dans lequel il se trouve.

Mais… étant dans la nature de la nature de croître, de grandir, ainsi que dans la nature de l’homme, le « drive » reste vivant. Où alors pourrons-nous grandir, croître ? Sur d’autres planètes ? Peut-être. En tout cas certains en rêvent – mais ce n’est pas pour demain. Ici sur terre ? Certains prônent la décroissance… pas très excitant. Ce que je propose c’est effectivement une croissance dans des dimensions intérieures, invisibles, sur les dimensions qui rendent la vie et les affaires si passionnantes. Dimensions qui font précisément toute la différence dans les entreprises, équipes et vies individuelles ! Mais comment y accéder ?

Un détour s’impose. Celui des valeurs profondes, humaines, celles qui nous relient à la terre, au Bien Commun, aux autres, au vivant. Nous avons eu trop longtemps l’habitude de s’arrêter aux apparences, au matériel tangible et palpable, alors que 6/7 de l’iceberg est immergé, caché, portant la banquise émergée – lui permettant d’exister. De quoi va-t-on se souvenir vraiment, la veille de notre mort ? Les beaux moments de partage, la confiance, le rêve, la passion des projets et des équipes, le sentiment de contribuer à quelque-chose de bien, de laisser la terre un peu meilleure qu’à notre arrivée. Ces aspects si précieux sont précisément les qualités qui font d’une entreprise une entreprise excellente. Ces valeurs font toute la différence dans l’entrepreneuriat. La culture, les valeurs humaines, la RSE, les « soft skills », la gouvernance, La valeur immatérielle de l’entreprise représente en moyenne déjà plus de 80% de la valeur de capitalisation. Une fortune colossale. Un potentiel gigantesque cachant toute la valeur humaine ne demandant qu’à s’exprimer. Les succès-stories réussissent, non par hasard, mais après avoir investi du temps et des ressources dans ces dimensions non palpables – de façon consciente – jusqu’à les mettre dans leur ADN. Ces dimensions sont infinies, illimitées, et ne demandent qu’à être exprimées. Au plus grand bonheur des équipes, clients et partis prenants.

À l’image de la chenille ayant mangé beaucoup, arrivée à maturité, nous sommes invités à prendre un peu de recul, pour à l’intérieur de son cocon, se transformer en papillon – la société aussi, avec ses systèmes économiques, politiques, administratifs aussi, est invitée à se métamorphoser en papillon, en une société équilibrée dont nous seront fiers, pour et avec nos enfants et petits-enfants. L’enjeu est la mort et résurrection du système, des entreprises et systèmes sociaux, et peut-être de l’humanité toute entière. Ca va demander du courage, du discernement, du rêve, de la mobilisation. Les premières prémisses témoignent déjà d’un succès possible. Intelligence scientifique, intelligence de cœur, intelligence pragmatique combinés ouvrent des dimensions du possible. Mais il ne s’agit que de quelques % de la société, de la population qui est prête à cette démarche. Allons-nous réussir ? Pas certain. Mais toutes les pièces du puzzle de la réussite se trouvent déjà sur terre. À chacun de nous de les détecter, de les mettre ensemble comme un Légo, et d’expérimenter, d’abord en marge, ensuite dans les organisations entières.

Les « dimensions oubliées » existent depuis toujours. Elles ont été fermées partiellement ou entièrement, consciemment ou non, par une société braquée sur les apparences. Newtonienne, Cartésienne, elle nous a menés à une maturité qui nous oblige à les ré-ouvrir. Chacun pour soi, chaque entreprise, et ensuite par conséquences, l’humanité entière. Contrairement aux idées reçues, la responsabilité incombe non pas uniquement au dirigeants, mais surtout à la population elle-même. Il ne suffit pas de descendre dans les rues pour exiger des choses que le monde politique et le dirigeants ne peuvent même plus offrir, mais surtout de faire chacun pour soi le chemin de découverte de ses dimensions personnelles de talent, de rêve, d’existence, de vision, de raison d’être. Humblement. C’est un peu court d’exiger d’un certain « On », des solutions alors que l’eau est déjà arrivé au menton de toute l’humanité. Il arrivera un moment où chacun sera devant sa propre responsabilité de survie. Ce jour-là doit être anticipé par chacun, dans une optique constructive de contribution au bien commun. Plus tôt la réflexion est entamée, plus vite les solutions individuelles et collectives émergeront. Et… le problème de l’un deviendra la solution pour l’autre. Nous entrerons dans l’ère systémique inspirée de la logique d’équilibre naturel dans un système clos et limité. Chacun et chaque règne y trouvera sa place. Avec ou sans nous.

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michel@uhdr.net

Un choc est un signal

 

C’est dans la nature de l’humain, il ne va pas se bouger tant qu’il n’en est pas obligé. Le point charnière est toujours un événement suffisamment bouleversant que pour devoir remettre les choses en perspective et en question. Un accident, une maladie, un décès, une séparation, une faillite. Tout à coup, d’autres dimensions s’ouvrent : une attention pour les enfants, les amis, les priorités, les valeurs profondes, l’épanouissement, les rêves, les vrais talents,… Il en est de même au niveau d’une organisation, d’une entreprise, d’un pays, ou de toute l’humanité. La maturité et l’intelligence collective n’est pas à la hauteur d’une vraie prise de responsabilité. La crise de 1999-2001 n’a pas été assez forte. Au contraire, les années 2000 ont été marquées par une boulimie capitaliste exacerbée un peu partout dans le monde. 2008 ? Un début de prise conscience, mais il y a encore trop d’enjeux, de croyances limitatives, de systèmes de pouvoir, et… d’égo. 2011-2012 ? Peut-être ce sera le moment où chacun pourra ou devra mettre en perspective son lien à sa vie, à son corps, à la terre, à son activité et métier, à la qualité de ses relations aux autres et au monde. Espérons-le car en cas d’autisme prolongé le prix à payer sera fort lourd. Les chiffres et conséquences scientifiques sont déjà connus. Une extinction accélérée des espèces, et peut-être de l’humanité elle-même. Extinction physique et/ou psychologique…

Besoin d’un choc ? Nous allons être servis. Déséquilibre démographique, dettes souveraines, vulnérabilité du système bancaire et financier, écologie, climat, ressources épuisées, déséquilibres géostratégiques, stress et absentéisme, malnutrition au sud et surnutrition au nord, manque d’eau, déconnexion sociétale entre générations,… le tout en simultané. Ces chocs sont signaux de quoi ? Que nous sommes des mauvais gestionnaires de la terre ? Non. Que notre conscience collective est arrivée à un seuil de maturité. Comme si la chenille avait suffisamment mangé et qu’elle se prépare à faire son cocon, dans la perspective de devenir papillon. Une humanité qui puisse s’envoler comme un papillon dans ses rêves et projets servant le bien commun, pour le plus grand bonheur de nos enfants qui n’attendent que cela.

Une phase de l’évolution sur cette terre se termine. Une nouvelle s’ouvre. Comment pouvons-nous aider à cette transition, chacun, humblement ? Pouvons-nous sauvegarder les acquis importants et protéger nos familles, nos équipes, nos entreprises ?

Dans le processus de gestion d’un choc, les réactions peuvent être diverses : se battre, s’enfuir, ou se pétrifier (fight-flight-freeze). Scénarios.

Se battre : pour la survie, se battre demande beaucoup d’énergie

S’enfuir : nier le choc, faire semblant qu’il ne se passe rien…

Pétrifier : disjoncter, ne plus savoir quoi,… avec burn-out individuel et collectif.

Pas très glorieux… Une autre attitude cependant est possible s’inspirant des arts martiaux : non pas esquiver, mais utiliser l’énergie de l’adversaire, du choc, pour rebondir et créer de la valeur.

Dès lors, ouvrons nos perceptions, intuitions, compétences techniques et humaines afin de chercher la valeur potentielle – l’antimatière en quelque sorte – derrière les chocs. Les « grands » qui ont marqué l’histoire ont chacun réussi à activer ce passif caché, cette antimatière pour créer de sauts qualitatifs dans la connaissance et conscience collective. Nous sommes dans une période charnière qui l’exige. Voici quelques pistes…

Santé : l’éducation du fonctionnement notre corps, notre cerveau, notre comportement et ses impacts sur notre santé – la prévention viendra en complément a curatif.

Education : travailler sur le développement de la personne, le contenant en complément du contenu. Ajouter une dimension d’épanouissement personnel et de talents individuels en complément du bourrage de crâne. Appendre ensemble, les uns des autres, de comment exister pleinement dans la société avec ses créativités individuelles.

Sport : les installations, les performances – oui, mais aussi utiliser le sport comme véhicule d’épanouissement personnel, comme façon de remédier aux maux de l’humain – le stress, le burn-out, la dépression, la malbouffe, la solitude et l’individualisme.

Politique : une notion de service au bien commun, mobilisateur, venant en complément d’une gestion de bon père de famille avec et pour les citoyens – avec bon sens.

Séniors : un sens et une contribution aux défis du moment avec leur engagement dans les enjeux, dans les groupes de réflexion, d’apprentissage et d’entraide, leur donnant d’emblée une façon de continuer à exister pleinement.

Jeunes chômeurs : arrêter de les prendre pour des « losers », et reconstruire les liens, ce qui nous permettra de bénéficier des talents et de la magie de cette génération qui se sent déconnectée des enjeux historiques de la société.

Médias et édition : avoir le courage de donner un vrai sens à l’info, se connectant aux besoins et aux défis du collectif. Oser de distinguer de façon qualitative et créative, se libérant de la loi de l’audimat, nivelant par le haut l’intelligence des masses – donc limiter l’alimentation des énergies de peurs et colère collectives.

Habitat : retrouver le sens du collectif, des systèmes, de liens à la terre et au bien commun, et construire des biotopes ajoutant de la valeur sociale et naturelle aux communautés villageoises et citadines.

Vie en société : retrouver la simplicité de la rencontre de l’autre, différent, avec ouverture, pour en apprendre et créer de nouvelles synergies sociales et sociétales.

Systèmes financiers : coupons les grosses machines financières en petits morceaux, bien connectés à ce qui se passe sur le terrain, aux besoins de la société émergente, à la créativité des citoyens actifs, créateurs de valeur(s) – au service d’une santé économique collective porteuse.

Religion et spiritualité : offrons-nous des espaces temps, dans des lieux de rencontre et de « prise de recul » individuels et collectifs, pour se connecter à ce qui nous relie tous – chacun avec notre style du moment. Détectons dans les autres obédiences les points de rencontre, ainsi les points de différences qui stimulent notre ouverture de coeur.

Et vous verrez que la « quête » – le problème de l’un deviendra une solution pour l’autre.

Nous nous engageons collectivement dans la dernière ligne droite d’un défi historique, non pas de la gestion d’un énième cycle de Kondratieff, mais la dernière guerre du pouvoir masculin contre l’accueil féminin, des apparences contre l’intériorité, l’homme contre la machine, l’esclavage contre la liberté, de la peur contre l’amour. De très nombreuses personnes travaillent déjà dans l’ombre – individuellement et collectivement – à ce travail salutaire. Donnons-nous mutuellement du courage d’avancer. Cela bouscule certes, mais toutes les solutions existent déjà, mais… en dehors de nos zones de perception.

Tout cela est déjà bien en route, qu’on le veuille ou non. À nos tables à dessin, à nos équipes – c’est le moment d’activer le potentiel humain dormant !

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michel@uhdr.net

The Values of Time

Un choc est un signal

C’est dans la nature de l’humain, il ne va pas se bouger tant qu’il n’en est pas obligé. Le point charnière est toujours un événement suffisamment bouleversant que pour remettre les choses en perspective et en question. Un accident, une maladie, un décès, une séparation. Chacun de nous en a été témoin de près ou de loin. Tout à coup, d’autres dimensions s’ouvrent : une attention pour les enfants, les amis, les priorités, les valeurs profondes, l’épanouissement, les rêves,… Il en est de même au niveau d’une organisation, d’une entreprise, d’un pays, ou de toute l’humanité. La nécessité de changer est criante. Mais… cela ne se fera qu’au prix d’un choc suffisamment puissant. La crise de 1999-2001 n’a pas été assez forte. Au contraire, les années 2000 ont été marquées par une boulimie capitaliste exacerbée un peu partout dans le monde. 2008 ? Un début de prise conscience profonde, mais il y a encore trop d’enjeux, de croyances limitatives, de systèmes de pouvoir, et… d’égo. 2011-2012 ? Peut-être ce sera le moment où chacun pourra ou devra mettre en perspective son lien à sa vie, à son corps, à la terre, à son activité et métier, à la qualité de ses relations aux autres et au monde.

Un choc ? Nous allons être servis. Déséquilibre démographique, dettes souveraines, vulnérabilité du système bancaire et financier, écologie, climat, ressources épuisées, déséquilibres géostratégiques, stress et absentéisme, malnutrition au sud et surnutrition au nord, manque d’eau, déconnexion sociétale entre générations,… le tout en simultané. Mais ensuite : signal de quoi ? Que nous sommes des mauvais gestionnaires de la terre ? Non. Que notre conscience collective est arrivée à un seuil de maturité. Comme si la chenille avait suffisamment mangé et qu’elle se prépare à faire son cocon, dans la perspective de devenir papillon. Oui – une humanité qui puisse s’envoler comme un papillon dans ses rêves et projets servant le bien commun, pour le plus grand bonheur de nos enfants qui n’attendent que cela.

Une phase de l’évolution sur cette terre se termine. Une nouvelle s’ouvre. Mais laquelle ? Et comment pouvons-nous aider à cette transition ? Surtout, pouvons-nous sauvegarder les acquis importants et protéger nos familles, nos équipes, nos entreprises, nos administrations, notre éducation, nos soins de santé ?

Dans le processus de gestion d’un choc, les réactions peuvent être diverses : se battre, s’enfuir, ou se pétrifier (fight-flight-freeze).

Scénarios.

Se battre : pour la survie, se battre demande beaucoup d’énergie

S’enfuir : nier le choc, faire semblant qu’il ne se passe rien.

Pétrifier : disjoncter, ne plus savoir quoi,… avec burn-out individuel et collectif à la clé.

Pas très glorieux tout cela.

Une autre attitude cependant est possible s’inspirant des arts martiaux : non pas esquiver, mais utiliser l’énergie de l’adversaire, du choc, pour rebondir et continuer à « surfer » et créer de la valeur.

Dès lors, ouvrons nos perceptions, intuitions, compétences techniques et humaines afin de chercher la valeur potentielle – l’anti-matière en quelque sorte – derrière les chocs. Les grands de l’histoire ont chacun réussi à activer ce passif caché, cette anti-matière pour créer de sauts qualitatifs dans la conscience collective. Nous sommes à une période charnière qui l’exige.

À nos tables à dessin, à nos équipes – c’est le moment d’activer le potentiel humain dormant !

Un avenir qui compte…

À l’heure des notations qui défraient la chronique, Michel de Kemmeter nous propose de chiffrer d’autres données que celles qui nous préoccupent aujourd’hui. De la créativité à l’innovation en passant par les réseaux, il part à la recherche de nos richesses sous exploitées et nous incite à ouvrir les portes d’un monde intérieur négligé. Envisager le temps autrement et redonner du sens aux choses, tout en gardant les pieds sur terre ; des propositions audacieuses qu’il a mises en pratique très concrètement dans plusieurs entreprises.

De la créativité à l’innovation en passant par les réseaux, Michel de Kemmeter part à la recherche de nos richesses sous exploitées et nous incite à ouvrir les portes d’un monde intérieur négligé. Envisager le temps autrement et redonner du sens aux choses, tout en gardant les pieds sur terre ; des propositions audacieuses qu’il a mises en pratique très concrètement dans plusieurs entreprises.

Posons-nous les bonnes questions, réfléchissons autrement, sortons de l’obsession boulimique d’un monde qui sort de ses gonds, donner du sens, amener des nouvelles solutions et de l’innovation.


La comptabilité va sauver le monde ?

Elle ne va pas sauver le monde mais, en nous permettant de mesurer la valeur, matérielle et immatérielle, où elle se trouve, elle va nous permettre de nous poser les bonnes questions pour créer de la valeur aux étages où c’est nécessaire. Si on se concentre sur la comptabilité matérielle, l’obsession sera de créer de la valeur matérielle. Nous sommes aujourd’hui dans une période où d’autres questions se posent ; des questions sociétales, des questions de vision du monde, des questions de modèles de société. Or tout cela n’est ni repris, ni mesuré. Cela nous invite à trouver d’autres échelles de mesure, de valeur, de valorisation, qui vont nous inviter à un questionnement et qui vont également nous donner envie de créer de la valeur ailleurs et autrement. Donc la comptabilité ne va pas sauver le monde, mais elle pourrait nous ouvrir des portes de création de valeur qui nous permettront de sauver pas mal de choses.

Vous soulignez l’importance des éléments intangibles, dont on commence à reconnaître l’apport y compris dans les entreprises. Pour paraphraser Antoine de Saint-Exupéry, l’essentiel est invisible pour les yeux ?

Oui. C’est à dire que le matériel (le visible, le tangible) est la résultante d’un travail immatériel. L’engagement, la motivation, la vision, la créativité, tout cela n’est effectivement pas visible pour les yeux mais a une importance cruciale. Tout le monde le sait. Pourtant, nous n’avons pas l’habitude de le chiffrer et d’en tenir compte afin de travailler de façon construite et consciente avec l’immatériel. Aujourd’hui dans les entreprises la valeur immatérielle devient de plus en plus importante. Il faut savoir que la moyenne de la valorisation des valeurs immatérielles en entreprise (ce sont des chiffres du S&P 500) est de

85 %.
Il ne s’agit pas de bâtiments, de meubles ou de machines mais de capital humain, de capacité d’innovation, de créativité, de réseaux. Cela représente un capital colossal et je prétends donc que ça vaut la peine de s’y attarder. Je ne suis heureusement pas le premier à le dire.

Après l’ère de l’accomplissement allons-nous entrer dans l’ère de l’épanouissement ?

Je pense que l’accomplissement va rester. C’est dans la nature de la nature et c’est dans la nature de l’homme que de grandir et d’évoluer. Les grands de l’Histoire, qui ont réellement marqué, qui ont apporté quelque chose d’inestimable dans la société des humains, étaient tous dans cette démarche d’accomplissement. Ce sont des gens qui avaient, ou qui ont, un rêve, une vision. Ils ont réussi à mettre en musique leurs capacités. Ce faisant ils se sont épanouis et se sont affirmés dans leurs talents autant que dans leur existence. Ce n’est qu’en faisant ce détour par l’épanouissement, en existant à 100 % dans leurs talents, qu’ils ont réussis à s’accomplir.
Accomplissement et épanouissement sont les deux faces d’une même pièce. Il faut faire ce détour consciemment en se demandant « Qu’est-ce qui fait que je vais m’épanouir ? Qu’est ce qui va me rendre heureux de partager avec mes congénères ? Qu’est-ce qui va me rendre fier d’avoir vécu sur cette terre ? ». Ce détour devient obligatoire pour pouvoir fonctionner dans le monde de demain. Un effet secondaire apparaît progressivement dans la société ; les gens qui font ce détour se découvrent des talents, des passions, pour lesquels ils n’étaient pas nécessairement programmés au départ. On va donc déprogrammer certaines choses pour se reprogrammer sur sa passion, son rêve, sa mission de vie. On récupère une face cachée individuelle en fait, pour pouvoir récupérer et cartographier la face cachée collective de l’entreprise et de la société. Ce n’est pas l’un sans l’autre. L’objectif ne doit pas être que l’épanouissement car nous devons continuer à avancer, à innover, pour trouver les solutions aux défis historiques qui sont face à nous. D’autant que ce sont des défis d’une très grande complexité et qui se superposent. J’ai envie de dire qu’il va falloir se lever un peu plus tôt et que nous aurons besoin des talents de tout le monde y compris, et même surtout, de nos enfants. Notre responsabilité aujourd’hui c’est de nous offrir l’espace de faire ce détour. Pour nous, pour nos enfants, pour nos parents, pour tout le monde. Personne n’a aujourd’hui le luxe d’en faire l’économie.

Sorties de leur contexte, certaines de vos propositions ont des allures très « new age » voire « baba cool ». Vous abordez pourtant des vrais problèmes concrets. Est-ce difficile d’être pris au sérieux dans ce domaine ?

Au début des années 2000, quand j’ai commencé mon travail, c’était très difficile effectivement. J’avais cette intuition profonde et quand j’en parlais autour de moi, on ne me prenait pas au sérieux. Mais mes intuitions ont été très fort confirmées par l’Histoire. Aujourd’hui, nous nous rendons compte de l’échec et mat de la pensée matérielle, défendue entre autres par Adam Smith et Milton Friedman, pour laquelle nous avons été programmés. On le voit partout, si il y avait une solution concrète, pragmatique et jouable, on l’aurait su. Mais on l’attend toujours. En tant qu’ingénieur j’ai du faire l’exercice jusqu’au bout. Plutôt que de ronronner des idées et partir sur une orbite autour d’une autre planète, qui est le monde des idées, j’ai du aller sur le terrain et prouver par A + B que cela fonctionnait en faisant des projets pilotes.
Comme je suis ingénieur, j’aime bien faire des petites maquettes qui donnent envie de construire plus grand. Ces projets pilotes, dont je parle dans mon livre, sont des expérimentations faites avec des grandes entreprises. Chaque fois, je me suis associé à des grands partenaires qui sont sur un réel chemin humble de remise en question. Ils nous ont offert un espace de travail, restreint certes, mais qui nous a donné la possibilité de tester et de valider de nouvelles approches.
Tout à coup ça prend une toute autre allure. Non pas dans le monde des idées mais dans le monde des projets chiffrables, étayés par des témoignages de gens sur le terrain. Ça ne fonctionne pas toujours mais cela nous permet quoiqu’il arrive d’ajuster le tir si besoin et d’oser croire que ces projets peuvent avoir un impact plus important. Cela étant dit, ces idées sont tellement éloignées de la zone de perception traditionnelle, qu’il faut consentir des efforts de missionnaire pour ne serait-ce qu’amener les interlocuteurs à considérer ainsi leur propre métier. Passée cette réticence, il faut continuer à mobiliser autour des projets.
C’est effectivement un réel défi car nous sommes très loin des modes opératoires traditionnels. Pour tout cela, être belge est un atout. Parce que le belge a une énorme qualité, il est pragmatique. Le pragmatisme nous oblige à aller jusqu’au bout de l’exercice, c’est à dire planter la graine, fertiliser le terreau et attendre le fruit. D’autres peuples plus élitaires ou plus dans le monde des idées n’ont pas forcément cette démarche. Le belge est à la croisée des cultures et des chemins et c’est un terrain idéal pour démarrer ce genre de projets décalés, avant de les exporter. Autre grand avantage d’être belge, c’est que nous sommes politiquement très bien accueillis partout dans le monde.

Notre époque soulève de nombreuses interrogations. Interrogations auxquelles beaucoup d’entre nous peinent à répondre. Assistons-nous à une forme de désarroi de la société ?

Je le pense. C’est très curieux, malgré de nombreuses initiatives porteuses autour de nous, nous sommes collectivement pris sous une chape de plomb qui empêche l’émergence de nouveaux modèles. Cette chape de plomb est constituée de tout un éventail de peurs : peur de l’inconnu, peur du découragement, peur de l’insécurité, peur de la diversité, peur de l’avenir. On préfère aujourd’hui verser dans l’ancien modèle plutôt que de se bousculer. Cela a un effet de découragement, de tristesse, de colère. Je pense que 90 % du public est touché.
Il reste sans doute 10 % des gens qui vont aller au bout de leurs rêves, malgré cette chape de plomb. Ce sont ces gens là qui vont sortir du lot au moment où ce sera le plus difficile, au moment où la lourdeur sera telle que 90 % vont sombrer dans leurs propres peurs. Ce sont des gens qui, curieusement, sont aujourd’hui dans l’ombre, mais qui iront jusqu’au bout de leur réflexion et de leur reconnexion avec leurs talents. Ils vont nous apporter des idées complètement nouvelles, nous ouvrir à des métiers complètement nouveaux. Je suis de ce point de vue très optimiste. Il est possible que ce désarroi soit d’ailleurs un passage obligé pour la société, pour permettre l’émergence de ces leaders de demain, qui tireront la société vers le haut.

Retrouver la confiance et la motivation, c’est la clé de notre avenir ?

Oui mais ça ne suffit pas. Il y a d’abord la question du sens. J’aime bien le mot anglais « purpose ». Un but individuel : « Pourquoi suis-je là ? Pourquoi et comment puis-je contribuer à ce défi ? ». Il faut d’abord avoir une réflexion sur le sens, parce que le sens est le plus grand motivateur humain. Ce qui permet à l’humain de traverser toutes les tranchées, tous les pare-feux, c’est la question du sens. Si ce que nous faisons a du sens, nous pouvons développer une motivation au delà de tout ce que nous avons jamais connu. Avec la confiance personnelle, l’ancrage en soi, et la motivation ce sont les trois composantes – tête (sens), cœur (motivation) et corps (ancrage personnel dans l’action) – avec lesquelles nous devons nous reconnecter individuellement et collectivement. Individuellement c’est un travail personnel et collectivement c’est le travail des équipes dans l’entreprise, quitte à trouver des profils ailleurs que dans les castings traditionnels avec les cv sur lesquels on fait des sélections aujourd’hui. Beaucoup d’entreprises vont probablement s’allier à des compétences différentes, « out of the box » comme on dit. Elles seront porteuses de quelque chose de nouveau.

Vous utilisez les concepts grecs de chronos, kairos et aiôn pour proposer une nouvelle façon de se positionner dans le temps. Notre société, très marquée par le monothéisme et les valeurs judéo-chrétiennes, peut-elle appliquer à nouveau ces idées issues du polythéisme ?

Chronos c’est le temps du corps physique, le temps du monde manifesté. Mon temps chronos, c’est entre maintenant et ma mort. Il s’agit d’une durée définie. C’est justement cette notion là qui pose problème. Le monde va de plus en vite. L’humain souffre de cela, de pathologies dues au stress…
Le kairos, dans mon interprétation du mot, ce sont toutes les dimensions cachées qui sont de l’ordre de la profondeur dans l’instant. Il y a des moments qui sont plats, qui passent. Il y a d’autres moments, comme maintenant durant cet entretien, où nous plongeons dans la dimension du sens et de la compréhension. Le kairos ce sont ces dimensions cachées de l’être qui ne demandent qu’à être ouvertes et utilisées. Tous les moments magiques dont nous nous souviendrons la veille de notre mort, ce sont des moments de profondeur. Ces dimensions existent au niveau individuel, collectif ou sociétal. Il nous suffit d’attacher de l’importance à la profondeur et de les développer.
La troisième vision du temps c’est l’aiôn, le temps circulaire. L’aiôn représente le cycle de la vie, les saisons, le rythme. Si nous pouvons entrer dans ce temps cyclique, nous entrons dans une croissance individuelle et collective.

Certes, ce ne sont pas des concepts aisés à appréhender pour nous car nous sommes conditionnés notamment par cette notion judéo chrétienne du jugement dernier. Nous sommes cuits dans un moule qui nous met devant un dieu extérieur qui est juge et qui va nous juger après notre mort. Je prétends que nous sommes aujourd’hui dans le jugement premier, c’est à dire notre jugement sur nous-mêmes. Si nous nous jugeons nous-mêmes victimes d’un système ou incapables, nous nous coupons les ailes. Nous devons sortir du jugement par rapport à nous-mêmes et nous ouvrir à nos dimensions intérieures dans le présent, pas dans un futur hypothétique. Le vocabulaire, la sémantique et les philosophes sont là pour nous rappeler que nous sommes invités à aller chercher ailleurs. C’est à nous d’oser expérimenter d’autres formes de pensée et d’autres façons de s’observer.

L’aiôn, ce temps de non pulsé comme le décrit Gilles Deleuze, n’est-il pas en quelque une « vision d’avenirs » ?

 

Oser plonger dans nos dimensions intérieures, par cycles, par vagues, c’est la clé. Plus nous allons nous reconnecter à ces dimensions, plus nous allons nous reconnecter à l’environnement, à la terre, aux autres, au « bien commun ». Nous devons recréer ces liens avec nous-mêmes et avec autrui. Cela se fera en fonction de notre capacité à plonger intérieurement. Respecter les rythmes des personnes et des saisons… entre dans l’évolution avec gratitude pour le vivant.

Conférence Interactive “Economie de Demain: Bilan et Nouvelles Dimensions”

PAF: 0€

RSVP: info@uhdr.net

@: Librairie Libris Agora à Louvain-la-Neuve, galeries Agora

Vous allez participer aux débats et ouverture de nouvelles dimensions !

Citations

Extraites du livre “Les Valeurs de l’Argent”

La chance sourit à ceux qui lisent leur rêve

entre les lignes de leur vie.

 

 

 

Je préfère être pauvre et savoir pourquoi

qu’être riche par hasard.

 

Le monde de nos enfants appartient à eux-mêmes

et à ceux qui les écoutent.

 

 

Où commence la confiance ? Réponse du sage :

« Reconnecte-toi à ton corps, et à ta mère la terre. »

 

 

Tenir en respect par respect, ou se rencontrer à

travers le langage du coeur : à chacun de choisir.

 

 

La vulnérabilité est belle car elle montre

la vraie valeur derrière la carapace de la peur.

 

 

Pour trouver des compagnons de route,

cherche la lumière dans les yeux des gens…

Là où c’est lumineux, ils en sont,

là où ils sont éteints, passe ton chemin.

 

 

Face au changement de société, mieux vaut penser

différemment que se panser différemment.

 

 

Résoudre un problème avec bon sens

demande une candeur d’enfant.

 

 

 

Quand je marche dans le brouillard,

les seules certitudes sont la main à côté de moi,

la terre qui me porte, mon intuition

et le pas devant moi.

 

 

Nous ne sommes pas plusieurs personnes

ayant une version du divin,

mais un seul esprit divin

ayant conscience de plusieurs univers.

 

 

 

Si tout s’écroule, que restera-t-il ? Vous et moi…

D’où l’intérêt de s’attarder à la manière

de se développer durablement.

 

 

 

Je cherche mes limites pour voir

ce qu’il y a d’amusant derrière.

 

 

La terre ne nous appartient pas,

c’est nous qui lui appartenons.

 

 

La communication corporate,

c’est comme un caleçon :

ça ne supporte pas grand-chose

mais ça cache quand même l’essentiel.

 

 

Pleurer de joie sur ses succès et rire de ses erreurs,

c’est bon pour la santé.

 

 

L’éducation, c’est ouvrir sa perception

aussi loin que possible.

 

 

 

Quand tu déplaces les pierres d’angle

sur lesquelles est construit un projet,

la possibilité de construire autre chose s’ouvre.

 

 

Les moutons de demain sont des aventuriers.

Ceux qui osent aller en forêt et ramener des fruits

sauvages, des essences rares et des fleurs tropicales

aux moutons restés enfermés dans leur enclos.

 

 

Expliquer une question de façon simple à son enfant

demande plus de génie que de la rendre compliquée.

 

 

Le leadership de demain est construit

sur la confiance en soi et en l’autre,

non pas sur le contrôle et la peur.

 

 

Les intellos sont pessimistes,

les hommes et femmes de coeur sont optimistes.

C’est normal, le mental est limité par l’ego

mais le coeur ouvre sur d’innombrables dimensions

pleines de trésors.

 

 

Les seules certitudes que vous ayez dans la vie sont la

force de gravité, votre intuition, la main à côté de vous,

la puissance du coeur – cela devrait suffire

pour entrer dans la nouvelle ère.

 

 

En chacun, même un fanatique,

loge un enfant en mal d’amour.

 

 

L’utopie et le rêve sont des phares

qui dirigent le navire de notre vie.

 

 

Le leader de demain est celui qui donne sens,

qui mobilise et active en chacun de nous

le meilleur pour l’incarner.

 

 

C’est la lumière qui éclaire l’obscurité, non pas l’inverse.

 

 

Rien ne m’appartient :

ma partie matérielle, mon corps, ma maison,

mon argent, appartiennent à la terre.

Ma partie immatérielle appartient au subtil. Je ne suis

là que pour faire l’expérience du pont entre les deux.

 

 

Quelques millions de gens humbles et conscients

peuvent améliorer l’univers de milliards d’autres.

 

 

Ouvrir l’espace d’émergence, y projeter une intention

avec amour, la lâcher en acceptant ce qui adviendra :

voilà en quoi tient tout processus de création.

La conscience est l’écran de la matière

sur lequel est projetée votre création.

 

 

La différence entre l’amour et l’argent,

c’est que si on partage son argent, il diminue,

tandis que si on partage son amour, il augmente.

L’idéal étant de partager son argent avec amour.

 

 

Le visionnaire n’écoute pas les cris des pourceaux mais

dirige sans faillir le troupeau vers de verts pâturages.

 

 

Michel de Kemmeter

8 acupuncture points for facilitating emergence of tomorrow’s world

  1. Learn to learn: experience, emotions/feelings, (mutual) learning
  2. Reconnexion to earth mother and collective consciousness/global energy field
  3. Add at least as much human value as material/financial value
  4. Develop yourself/people sustainably: meaning for action, sharing passion for relations, self awareness for vocation
  5. Use collective intelligence for instruction/education/mutual learning and also for co-creating new worlds/ technologies/ businesses/ societal models
  6. Privilege personal growth/ human added value growth/ quality growth over volume growth
  7. Base labor on personal vocation, passion, and talent, instead of on formats
  8. Create new economies with complementary systems with new backing based on human values and natural systems

     

Patrick Musimu, l’ange est retourné danser avec les dauphins et valser avec les baleines

Patrick Musimu

Patrick Musimu

Je suis encore en vacances en Turquie, et j’apprends que Patrick nous a quitté hier lors d’un entrainement. Dans son milieu de prédilection, l’eau.

Patrick nous a amené lors des quelques rencontres et ateliers en eau que nous avons fait, plein de choses. Tout d’abord un état d’être tout-à-fait particulier. Paisible, profond, humble, à la recherche de l’unité. Aussi se demandant probablement: “que fais-je ici sur cette planète?”

Ce qu’il a fait c’est montrer que tout est possible, même l’impossible, et témoigner qu’il faut s’accrocher à son rêve de lumière et de beauté. Sa devise:

Nothing is absolute. Redefine concepts, redefine yourself. Barriers are in your mind.
Accept No Limits!

Gardons en nous la magie de sa quête, la lumière qui brillait dans ses yeux, le rayonnement de sa profonde humilité. Qu’il puisse danser avec les dauphins, valser avec les baleines, et continuer de nous inspirer avec la profonde étoile qu’il avait touché du bout doigt… tout au fond.. alors que la pression était si forte, et qu’il avait déjà fusionné avec son rêve. Merci Patrick d’être passé par là, dans notre vie, merci de tout coeur de nous avoir amené vers ta vision de l’unité.

Michel

« Avec les pré-séniors d’aujourd’hui, imaginer la vie des séniors de demain, leur rôle, leur habitat, leur santé »

Dans la perspective d’un monde avec une population de 35% de séniors, la réflexion dépasse largement la question du financement des pensions.

Leurs rôles, leur contribution aux projets sociétaux, le transfert de connaissances et de cultures, leur habitat, la reconnexion sociale, la prévention et les soins de santé, leur participation aux défis émergents, …

Et surtout, que pouvons-nous faire en attendant de devenir nous-mêmes des séniors ? De quoi rêvons-nous ? Que voulons-nous partager avec notre progéniture et comment ? Comment nos entreprises peuvent jouer un rôle constructif dans cette perspective – afin que ce soit bénéfique tout de suite pour tous ?

Tant de bonnes questions – tant de raisons pour venir participer avec nous à cette soirée d’innovation !

Invitation en attaché.
Merci à notre partenaire Martins Hotels: http://www.martins-hotels.com/

Attention il y a un numérus clausus de 20 personnes, alors si le sujet vous intéresse vraiment inscrivez-vous rapidement !
Langues, languages, talengebruik: FR – NL – EN

Date

Mardi 22 mars 2011

Martin’s Central Parc Hotel�itinn’s Central Park Hotel

Boulevard Charlemagne 80
1000 Bruxelles�tinn’s Central Park Hotel

Timing

De 17h45 précises à 20h30

Animation

UHDR UniverseCity:

Michel de Kemmeter & Béatrice de Kemmeter

RSVP

michel@uhdr.net

www.uhdr.net

Infos: +32 475 266 555

PAF: 1€ symbolique
merci à nos partenaires John Martin’s Hotels qui nous reçoit en leur Hôtel Central Parc Hotel et BECI

INVITATION EN PDF: seniors

Attention les personnes non inscrites ne pourront pas participer à la soirée !

1€ Wake Up Plan sur la Gouvernance

Voici les pitch des groupes de travail d’un soir :-)  :

Et voici les “best of” des workshops:

résumé gouvernance

Stress et Burn-out à Davos

Celui des participants ?
Peut-être…
Mais certainement celui des gens qui travaillent dans des environnements professionnels “rapides”. En quelque sorte, tout le monde !
Heinz Schüpbach
À l’avenir, le plus grand défi pour le système de santé mondial sera celui de ces maladies (les pathologies du stress)», a déclaré Heinz Schüpbach (photo), directeur de l’école de psychologie appliquée à l’Université suisse du Nord-Ouest, lors du récent Forum économique mondial de Davos (Suisse).

Le “burn-out” professionnel

Étant donné que l’épuisement professionnel n’est pas une maladie «officielle», les statistiques exactes sont difficiles à établir, selon Toni Brühlamm, expert suisse de ce trouble psychologique, qui exerce à la clinique d’Hohenegg.

L’épuisement professionnel «devient de plus en plus fréquent. Je peux le constater par rapport aux patients que je vois et d’après ce que mes collègues me rapportent».

Effets délétères de la crise financière

Sujet majeur lors de cette 41e édition du “Wef” (Forum économique mondial), la crise financière a contribué à augmenter les niveaux de stress, avec des employés qui sont réticents à prendre des jours de récupération, même quand ils sont malades, de peur d’être licenciés.

«C’est un nouveau phénomène. Nous sommes passés de l’absentéisme au “présentéisme“. Ils vont au travail même s’ils devraient rester à la maison parce qu’ils sont malades», a dit Heinz Schüpbach.

«Nous ne sommes jamais satisfaits de ce que nous faisons. Nous devons faire les choses plus vite et mieux

«L’économie influe trop sur la société. La performance, l’argent, tous ces facteurs ont pris trop d’importance. Il y a tout simplement trop d’insistance sur les profits, l’argent. Ce n’est simplement pas sain», a estimé de son côté Toni Brühlamm.

«Les délais doivent être tenus et l’endroit où vous effectuez votre travail n’a même plus d’importance. Avant, j’avais l’habitude de revenir à la maison à 17h et, si mon travail n’était pas fait, ce n’était pas un problème. Maintenant, on doit travailler 24 heures sur 24», a déploré H. Schüpbach.

(Source : World Economic Forum, Davos 2011)

Les maladies dites “mentales” comme le stress, le burnout et la dépression touchent les professionnels de plus en plus jeunes.

Le corps médical en souffre eux-même en particulier – un comble.

Nous (www.uhdr.net) avons formé 15% de tous les généralistes en Belgique, FR et NL confondus, de La Panne à Arlon, et le constat est alarmant:

- Les médecins souffrent du stress

- Ils ne sont pas formés pour éduquer le public à la gestion du stress, ni de motiver les patients à se prendre en main. Ils ne sont formés qu’au diagnostic physique, pas à l’émotionnel et à la motivation-responsabilisation.

- Ils en conviennent que plus de 90% des visites médicales ont le stress comme cause.

Un chantier important en vue !

Michel de Kemmeter

LE COÛT DU STRESS

Europe

Pour les 15 États membres de la communauté, le coût lié au stress est estimé à 20 milliards d’euros par an, soit 10% du montant de l’enveloppe globale allouée à l’ensemble des soins santé.

Le stress était responsable de 50 à 60% des journées de travail perdu.

Source : « Vaincre l’épuisement professionnel » Dr P.Mesters et Suzanne Peters

France

Les chiffres estiment pour la France le coût du stress à 45 milliards d’Euros, dans le cadre plus large des problèmes de santé mentale au travail.

Source : Burn-out, quand le travail rend malade – Dr. François Baumann

En 2000, 220 500 à 335 000 personnes ont été touchées par une maladie cardio-vasculaire, musculo-squelettale, dépression, ceci, consécutif au stress professionnel.

Le coût social en découlant serait de l’ordre de 830 à 1656 millions d’euros, soit 10 à 20% des dépenses de la branche accident de travail et maladies professionnelles de la Sécurité Sociale.

Source : « Vaincre l’épuisement professionnel » Dr P.Mesters et Suzanne Peters

Suisse

Le coût du stress d’origine professionnel est évalué à 16 milliards d’euros en 2000.

Source : « Vaincre l’épuisement professionnel » Dr P.Mesters et Suzanne Peters

Grande Bretagne

En 2003, le stress est tenu pour responsable de 40% des jours d’absence. La facture annuelle s’élève à 3,7 milliards de livres sterling.

Source : « Vaincre l’épuisement professionnel » Dr P.Mesters et Suzanne Peters

Canada

40% des demandes d’invalidité à long terme correspondent au stress et aux problèmes de santé mentale.

Le stress est responsable de 40% du renouvellement du personnel.

Les absences liées aux maladies mentales, dont le stress, ont coûté 16 milliards de dollars en 2002-2003 aux entreprises canadiennes.

Source : « Vaincre l’épuisement professionnel » Dr P.Mesters et Suzanne Peters

Gouverner sa vie, sa région, son pays,… pour qui – pour quoi ?”

Dans la série de conférences interactives « 1€ Wake Up Plan » à thèmes de UHDR, nous cherchons à expliciter la « Valeur Ajoutée Humaine » des entreprises et secteurs, dans une optique de réflexion d’avenir.
Dans l’urgence d’une situation qui doit nous faire réflechir à notre avenir, nous vous invitons à  notre traditionnel «1€», cette fois sur la gouvernance.
“La maturité d’une démocratie, et alors, et après?”
“La gestion de la cité aux mains de tous, ou tous aux mains de qui?”
“Gérer notre avenir collectif… voter, manifester, faire la grève, … est-ce suffisant ? »
“ça va changer quoi fondamentalement à votre avenir ?”
“Un grand parti unique de spécialistes au service du bien commun – ou – des égos adeptes de la satisfaction
court terme”
“Gouverner sa vie, son travail, sa région, son pays,… pour qui – pour quoi ?”
Et dans la politique au travail, gouverner pour le bien commun, est-ce possible ? Y a-t-il des liens ?
Précisons ces pistes et grandes tendances ensemble…
Innovons pour demain, et créons ensemble de la Valeur Ajoutée Humaine !
Public:
Bienvenue aux décideurs, visionnaires, consultants,
responsables et cadres d’entreprises du secteur ou non,
entrepreneurs sociaux, facilitateurs de transition, étudiants,
artistes,… et autres personnes voulant participer
à l’innovation économique et sociétale.
Afin de revisiter un secteur de l’économie et de la société avec vision, passion et pragmatisme…
et parce que réfléchir à l’avenir ne devrait pas coûter plus que 1€.
:-)
Date:
Lundi 21 févier 2011
Lieu:
BECI
Avenue Louise 500
1050 Bruxelles
Timing:
De 17h45 précises à 20h30
Animation:
UHDR UniverseCity
Michel de Kemmeter & Bernard Kraft
RSVP
michel@uhdr.net
www.uhdr.net
Infos: +32 475 266 555
P.A.F.: 1€ TVAC
D’autres métiers suivront…

Future managers discuss human values

5 february 2011, Namur Belgium.

A workshop animated by Michel de Kemmeter and Bernard Kraft of UHDR UniverseCity for the bonding event of the new CEMS student arrived in Louvain-la-Neuve LSM business school. A “best of” students in master degree, coming from 16 different countries.

The starting question was: how to bring ethical values in the corporation, and their impact on stress levels. Ambiguous question for young adults who will dive into a world in urgency of survival, and most probably will have to do things which will cost them to tresspass their ethical tresholds and create personal health hazards. Enough examples around us of this…

They have been trained to manage money-making businesses, and when we ask questions of meaning, sense, trust, empathy, openmindedness, … unanimously they answer: of course these values are central and empowering us and the company. The reality is often more cynical. But the message is recieved loud and clear: this generation will not be played with, they will cruise our societies into the 21st century and they are going to pay for our pensions. We have to listen to them. With all the scientific evidence on stress management, neurosciences, behaviour sciences, applied psychology, mindfulness, and others, they will behave in a much more responsible way, for themselves and for their teams and families. But the challenge is that all these values are at the opposite of the spectrum of most of business behaviours. How will they manage these contradictions ? Well, (what they tell me) with hard evidence. With facts and figures. Role models, quantified case studies. They will open our minds and hearts upon new paradigms already alive around us. They will decode with us the biggest success stories of the 2000-2010′s and prove that they are based on sustainable human values of collaboration, humility, co-creation, empathy, interconnexion, meaning, trust, mastership, personal power, non judgement,…

A strong message was also: we are going to be ourselves, to stay ourselves, even though probably we will be under great pressure to behave in incoherent ways. We also are not going to destroy our health because of short term money-making. We have to be able to sustainably contribute to something good for everybody, and it’s not by being treated like vulgar throw-away resources. They will also be more attentive on what their body is giving them as signals (stress, fatigue etc), and deal with it in a more direct way.

Here are a few exerpts:

From recongition to self-recognition: this will lead to more intrinsic motivation, self-esteem, happiness, well-being and health, better performance (virtuous circle).

More self-reflexion on what we truly want to achieve with our life – aling these values with the ones of the corporation. And if the corporation doesn’t have sustainable human values, we’ll inspire them. It’s our job and responsibility.

They want a flexible culture of job rotation to open their minds, stay in tune with evolution and change, integrate affected people, enhance innovation capacity through out-of-the-box approaches – reassuring the teams doing so.

Work-life balance will be non negociable. Smile, love and laugh, sharing good moments, as a source of sustainable motivation.

Long life learning as a source of feeding passion and innovation.

Diversity with no judgement as an open door to learning, innovative solutions, discover new opportunities and complementarities.

Self-development enhancing meaning, vision, coherence/consistency, credibility, welfare…

Trust to be reciprocated, security bringing freedom to act, respect, compromise, patience, tolerance, sensitivity as cornerstones to be ourselves, share experiences on the workfloor as in private life.

They got, during the workshop, the basics of stress management, just in case….

Also useful before public speaking, important and difficult meetings, conflict management.

In conclusion, these young professionals have of course been trained to manage, but they will do it in an enlighted way so what we do can make sense, create wealth on different dimensions, where everyone will be able to connect to their best potential. It’s not going to be a cake-walk, but we will be there to help, to reassure, to open minds and hearts when we can.

And we’re not alone: most of the population want this too !

They will go back to their countries (Canada, China, Italy, Turkey, Norway, Poland, Ukraine, Austria, Denmark, Tchechia, Romania, Portugal, Germany, Finland, Hungary) with a little bit of Belgium and a lot of new dimensions to share with local businesses.

We wish them all the best !

We also analysed the video of the work of Mitra Sugata on learning (see video hereunder).

Here are the “best of” learning following his research:

  • ask questions (there where we don’t ask enough questiones, but impose our views…)
  • leave them alone to their responsibility and creativity (there where we tend to control all the time…)
  • put interest and passion (there where we tend to bore them…)
  • trust them (there where we tend to… no comment)
  • let go (there where we tend to want to do 1 to 1 teaching)
  • encouraging, empowering, give recognition (there where we tend to focus on ailments and negative points…)
  • make them curious (there where we tend to, again, bore them)
  • give goals, challenge them (there where we tend to “pull them out of their ignorance”)
  • put an outside element in the middle… (there where we tend to stay inside the box… safely)
  • in between pairs (there where we tend to keep ex cathaedra models to reassure our teachers, not “put them in danger”)
  • new funky technology (there where we tend to leave that to their private lives)

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This is what I wanted to check: are they totally brainwashed or do they have “IT”.

Well, good news, they have this “IT” we all so much need !

Michel de Kemmeter

www.uhdr.net

Jeremy Rifkin on Europe as a giant future lab

Europe has become a giant laboratory for rethinking humanity’s future. In many respects, the European Dream is the mirror opposite of the American Dream. While the American Dream emphasizes economic growth and individual opportunity, the European Dream focuses more on sustainable development, and the quality of life. We Americans emphasize the work ethic. Europeans place more of a premium on balancing work and leisure. America has always seen itself as a great melting pot. Europeans, instead, prefer to preserve their rich multicultural diversity. We believe in maintaining a strong military presence in the world. Europeans, by contrast, emphasize economic cooperation and consensus over traditional geo-political approaches to foreign policy.

www.foet.org

We are BIG BROTHER…

When I started to want to change the world, I was angry against top managers because they would keep us in slavery. Then I met them and they told me they were under pressure of their board: more profit.

I went to see them and they said: we are under pressure of the shareholders.

I went to see those, pension funds, banks, investment funds, and they told me: “we are under pressure of you guys”. You want a high return on investment for your pensions and bank accounts…

The circle is closed.

Yes, I want good management of my money. But I don’t want to be in slavery… every day under financial pressure.

OK so then I went to the politics. They told me: we have to say things you want to hear, to get votes,… therefore we cannot manage long term issues. We don’t dare to adress issues that are truly important but very unpopular. Because then you come down in the streets.

Hopeless.

So eventually I went to church: they told me they have a promise with no client support because it’s for afterdeath: heaven. Nobody ever came back to complain they said.

But what about now, today ?

Ouf – so then I went to schools, because they format our kids: teachers told me they cannot manage individual talent so they prefer to push static knowledge into their brains. Please no individual participation or critical discussions. Knowledge and formatting is central, not people and individual talent.

Then I went back to HR people in corporations. They tell me they want empowered people, “leaders”, but not too much because then they challenge existing structures… and they are difficult to manage…

Then I went around and around, and met all the same people over and over again… They all say, “it’s not me it’s the others. “

So then I said “fuck you all” because I realized I was big brother myself, and started to change my own beliefs and perspectives. And little by little, I became free. I started to see the same little by littles around me, in companies, in politics, in schools.

This is why I believe in people, in future: because I can start with myself.


Sir Ken Robinson at TED in 2006

This is only the conclusion, but it’s a very good summary

What I think it comes to is this, Al Gore spoke the other night about ecology and the revolution that was triggered by Rachel Carson.

I believe our only hope for the future is to adopt a new conception of human ecology. One in which we start to reconstitute our conception of the richness of human capacity. Our education system has mined our minds in the way we strip mine the earth for a particular commodity and for the future it won’t service. We have to rethink the fundamental principals on which we are educating our children.

There was a wonderful quote by Joan Assault ‘If you were to… ‘if all the insects were to disappear from the earth, within 50 years, all life on earth would end. If human beings were to disappear, all forms of life on earth would flourish’ And he’s right. What TED celebrates is the gift of the human imagination. We have to be careful now that we use this gift wisely and that we avert some of the scenarios that we’ve talked about and the only way we’ll do it is by seeing our creative capacities for the richness they are and seeing our children for the hope that they are. And our task is to educate their whole being so that they can face this future. By the way? we may not see this future, but they will and our job is to help them make something of it. Thank you very much.

The whole video on:

http://www.ted.com/talks/ken_robinson_says_schools_kill_creativity.html

L’entreprise de demain disséquée

Voici quelques axes de force, avec quelques copains qui ont selon moi réussi ce challenge, de ré-inventer l’entreprise. Ce n’est qu’un début certes… mais les rôle modèles sont agréables à rencontrer et importants à citer. Merci à, eux, à leur passion, leur abnégation et à leur courage.

The meaningful corporation

Frédérik Leloup, managing partner of « Sailing Team » and sales manager of BECI in Brussels did quite some work on vision and meaning, for himself first, and then for his company and for the chamber of commerce of Brussels. Historically the meaning was enriching the shareholders. Now this era needs an openness, an enlarging of why we work, why we are enterpreneurs. The meaningful corporation is a group of intelligent people who add tangible and intangible value to their job.

Au-delà de la profitabilité ils implémentent une vision d’avenir durable de sa finalité ajoutant une dimension de responsabilité humaine, éthique et politique. Le sens du projet entrepreneurial est partagé et donc les collaborateurs s’en sentent auteurs et dépositaires. Tous partagent le sens des décisions, en lien avec valeurs, principes, et le projet client. Le sens du projet permet de faire le lien entre les différents métiers, pour augmenter la satisfaction du client et du collaborateur. Chacun est encouragé de réfléchir sur son projet personnel, et se donne les moyens pour y arriver. Des espaces de travail et d’entretien spécifique “ développement personnel ” sont créés. Les idées, valeurs et principes sont communiqués d’une façon simple et claire. Toute l’organisation est en veille continue sur les évolutions du métier.

The joyful corporation

Pierre Moorkens, un homme d’affaires qui je pense ne prendra jamais sa pension, est tellement passionné par ce qu’il fait, qu’il continue sans cesse s’activer pour mobiliser les gens autour de sa passion: l’humain et son cerveau. Il est tellement passionné et rayonnant qu’il a toujours l’air jeune, frais et vivant. Un exemple de chef d’entreprise qui réussit la rendre rayonnante. Il aime son métier, aime les gens, aime les voir épanouir leurs talents et se réaliser, aime le travail bien fait, aime l’esprit d’équipe ainsi que la rencontre avec les nouveaux venus (clients ou collaborateurs). Il reconnaît et cultive la dimension émotionnelle du métier et des relations, et permet aux “ communautés de passion ” d’émerger spontanément au sein même de son organisation. Il cultive naturellement son rayonnement positif et constructif. Sans tomber dans un affect émotionnel, il reste centrée sur le “ cœur ” des hommes et des femmes impliqués: lui en premier, ses interlocuteurs ensuite. Le cœur est le pivot entre les idées et l’action. C’est là que se trouve le “ jus ”, la motivation, la passion pour alimenter l’action.

The interger corporation

Un homme qui a traversé les deux faces de ce vecteur jugement/intégrité est Luc Simonet. Avocat dans un premier temps. Fondateur et président de la Ligue des Optimistes du Royaume de Belgique. Dans la première partie de sa vie, il a été payé pour faire la part des choses entre le bien et le mal. Dans la deuxième partie, il est allé chercher le bien derrière le mal apparent: un optimiste est capable de trouver du bon partout, apprendre de tout événement. C’est une attitude de base pour avancer réellement dans la vie. Il est capable de transformer difficultés en opportunités, défis en business, problèmes en innovations. Il ne se ferme pas priori sur principes, ou idées ne cadrant pas priori dans sa structure de jugement. Il a des principes éthiques centraux, les implémente et les contrôle. Dans l’entreprise, un tel personnage déploie et exploite au maximum la diversité des équipes, au-delà du “ respect des différences ”. Le mot respect fait penser “ tenir en respect ”. Lire: tenir distance je vous tolère, mais n’approchez pas trop… La personne intègre cherche la différence et en apprend chaque jour. Il encourage les désaccords et les divergences de vue autant qu’il valorisera le consensus et, in fine, la cohésion. Il organise dans son centre des débats qui sont très divers, avec un public qui cherche de nouvelles inspirations. Luc est un précurseur qui a fait sourire au début, mais qui présent est pris très au sérieux par la nouvelle intelligentsia internationale. Il mobilise autour de valeurs profondes inattaquables, et les applique lui-même. Il protège aussi les rebelles (usual suspect), et les “ originaux ” – car ils sont parfois détenteurs de clés de développements. Il les encourage même !

Il laisser chacun participer au choix des directions et encourage la possibilité pour chacun de faire entendre sa voix, sans risque politique, quel que soit son rang social ou hiérarchique. Il encourage l’émergence de valeurs féminines.

The trustworthy corporation

Jacques Borlée, ancien athlète champion et coach-père de 3 jeunes athlètes qui sont dans le top mondial, illustre bien cette qualité. Il est aussi coach de l’équipe nationale belge, aux bons soins du comité olympique. Ils sont solides et ancrés dans l’ADN de leur métier, le sport de haut niveau. Ils anticipent tout le temps ce qui leur garanti une performance durable. Chacun avec sa spécialité travaille concentré sur sa confiance plutôt que sur leurs peurs ce qui pénaliserait la motivation, l’engagement et l’implication des équipes. Chacun aide développer la confiance en soi des autres, confiance en l’équipe et confiance dans le projet. Cette confiance rayonne et est cultivée envers les partis prenants, les sponsors et le public. Ils restent toujours bien connecté la valeur ajoutée de leur sport pour les gens tant matérielle qu’immatérielle, l’avancement de la performance ainsi que le rayonnement du sport pour le bien de tous, la santé la rencontre et la passion. Un des secrets c’est qu’en famille, ils allaient tous les weekends en forêt pour se promener, s’amuser et faire du vélo. Peu importait le climat. Bien connectés la nature, leur corps physique, ils ont pu capitaliser cela ensuite avec leur sport, l’athlétisme.

The resonating coherent corporation

Un homme qui a prouvé que cette qualité humaine est une clé de succès, et exemple de l’entreprise cohérente et résonante est l’entrepreneur Michel Petit, de Upignac. Il passe régulièrement du temps au sein des équipes, au contact des clients et du produit. En production de fois gras, en haute saison, ils travaillent ensemble et malgré les heures, c’est chaque fois une vraie aventure qui soude et qui ressource l’énergie des équipes. Spaghetti pour tout le monde. Tous y est authentique et cohérent. Michel est humble car face un produit vivant, c’est une qualité primordiale. L’égo n’a pas sa place. Tout le monde s’y retrouve, le client et le collaborateur en particulier. Les produits de la terre, authentiques, exigent une transparence, la tricherie et la malhonnêteté n’ont pas leur place non plus. Au sein de équipes, il éclaire le plus lucidement possible l’avenir de chacun, ses qualités, l’avenir du métier, comment développer les talents… et les mettre au service de l’objectif commun.

The sharing corporation

Matthieu Soubry, un entrepreneur familial belge, a continué dans la lancée de ses ancêtres, dans l’entreprise agro-alimentaire qu’il gère avec son frère Michel. L’entreprise est dans ce cas un lieu de partage, où chacun est fier de travailler, où il règne un vrai esprit de famille. C’est un lieu où il “ fait bon être ” – où la passion du métier, la joie de la rencontre est partagée au jour le jour où donc les choses sont bien faites, parce que le métier est pris à cœur. Il encourage la coopération entre les personnes et les équipes. Est considéré comme prioritaire le travail en réseau, les équipes de projets, la fertilisation croisée des idées et solutions, les intersessions et les mentoring internes. Le partage des valeurs humaines fait partie des meurs. Chacun est mis à contribution dans la vision, l’innovation, et l’avancement du projet commun.

The open corporation

François Schwennicke, qui gère la société Delvaux, a dû acceullir plusieurs signaux du marché et amener ouverture et flexibilité afin de pouvoir entrer dans une nouvelle ère. Pour qu’elle ne s’emprisonne pas par les habitudes ni idées préconçues, ouverte en permanence sur les signaux de l’environnement, et capable de capitaliser sur ceux-ci. La fonction de leader est redéfinie, et devient un architecte des systèmes sociaux, capable de favoriser l’éclosion de nouvelles dynamiques d’innovation et de collaboration entre les individus. Il ose sortir les gens de leur zone de confort et de leurs croyances limitatives. Il reconstruit l’organisation en petites cellules pour devenir plus innovante, pour accroître le potentiel d’adaptation, plus flexibles, créatives et malléables. Il crée des marchés internes pour les idées, les talents et autres ressources. Il alloue des ressources via plates-formes ouvertes (plus efficace que de laisser la hiérarchie fixer seule la distribution de celles-ci). Il propose des espaces d’expérimentation, permettant d’innover et d’apprendre des échecs.

The resilient corporation

Un exemple d’un chef d’une entreprise vitale et résiliente est Alain Liebaert. Une entreprise textile en Belgique qui a survécu les hécatombes dans son secteur. Il est capable de rebondir rapidement et efficacement en fonction de événements changeants, avec ses équipes, et se donne les moyens de ses ambitions. Il forme son personnel, les maintient en veille et assure ainsi l’adaptation permanente de l’entreprise en vue de sa pérennité Il renforce en permanence les compétences et de la révélation des talents de chacun le levier prioritaire du développement de l’entreprise: le capital humain de l’entreprise est toujours considéré, comme premier. Ce ne sont pas ses métiers tisser qui en font un leader. Il donne de l‘autonomie ses employés, et encourage la prise d’initiatives en provenance de la base. Il stimule la créativité, les expérimentations sur le produit-service. Il organise même des team-buildings et sessions créatives avec ses ouvriers. Il prouve donc qu’il donne de l’attention aux employés, leur implication, et leur fonctionnement durable. Il est un adepte des sports et activités de l’extrême, basé sur le dépassement de soi, sur l’expérience corporelle. Il est, malgré sa forte personnalité et sa vision pour l’entreprise, autant en remise en question que sa base.

The mastering corporation

Un bel exemple de patron qui a intégré sa “ puissance personnelle ” est Alexander de Wit. Il gère “ The Little Gym ” en Europe.

Ils ont ce jour une trentaine de franchises. Il aime passionnément son métier et est allé dans les plus fins détails pour le développer et l’affiner. Son entreprise est son image: profondément humaine, des valeurs et propositions cohérentes sur toute la ligne, toujours l’affût de nouveautés qui ajouteraient de la valeur son réseau, ouvert sur le monde. En quelque sorte, il incarne la maîtrise de l’ADN de son métier. Il manifeste son identité pleinement en tant qu’humain et avec toute son équipe et brille sur le marché grâce cela. Il est donc est incontournable dans son secteur par sa spécificité et ses approches particulières. Il active le potentiel humain, d’équipe et d’organisation en continu. Son organisation est en quelque sorte un système apprenant et évolutif au bénéfice de l’entreprise, de l’objectif commun, ainsi qu’au service des collaborateurs et clients. Il permet tous les collaborateurs d’appréhender les principes de base de l’économie de l’entreprise, de la création de valeur ajoutée tangible et intangible, et de la génération de la performance en réponse aux besoins des clients et partis prenants. Comme c’est une franchise, le modèle l’inclut de fait. Il réinvente les méthodes de contrôle: il équilibre au mieux liberté et discipline les systèmes de contrôle de performances sont géré par les cercles proches – le moins possible au niveau d’autres niveaux de l’entreprise. Le modèle supprime les pathologies du formalisme hiérarchique et minimalise/annule effets négatifs de politiques internes. On puise plutôt dans la sagesse collective de l’entreprise. Donc l’autonomie des équipes fait découvrir les avantages du leadership naturel. Les postes de décision ne sont plus le résultat de tractations opaques ou d’un héritage historique, mais émergent naturellement du groupe. Les décisions se situent au plus près de l’action. Les notions d’interdépendance, d’autonomie, de responsabilisation sont bien vivantes. Le droit l’initiative et le droit l’erreur existent. Grâce cela, l’ambition du progrès qui habite chaque collaborateur est éveillé Permet aux collaborateurs de devenir responsables du développement permanent et de l’entretien de leurs compétences, en co-responsabilité avec l’entreprise, notamment en proposant des référentiels revisités des métiers d’aujourd’hui et de demain. Chacun met ses compétences au service du développement des talents de chaque autre personne.

The connected corporation

Un bel exemple d’entreprise “ connectée ” est celle de Isabella Lenarduzzi. Une femme d’affaires dans un monde d’hommes. Elle en a fait un atout. Le plus grand réseau de femmes professionnelles en Belgique. Elle met en place une connexion au contexte, l’environnement, aux gens. Elle agit en conscience dans un contexte global géographique, politique et social en mutation, lucide et pragmatique. Elle active une valorisation des nouveaux réseaux, humains et internet, avec un don pour la communication ciblée. Elle intègre les idées de communauté et de citoyenneté et de l’innovation ouverte. les processus et les pratiques en vigueur reflètent réellement et sincèrement l’interdépendance de toutes les parties prenantes, internes et externes l’entreprise. Elle intègre les questions de responsabilité sociale de l’entreprise (CSR) et RH dans les décisions du métier même. Ce ne sont pas des fonctions périphériques. Elle met en place une information complète et transparents auquel chaque employa accès, afin d’agir mieux, dans l’intérêt commun. Les réseaux de création de valeur traversent souvent les limites de l’entreprise, et rendent inutiles les outils de management basés sur le pouvoir.

The sustainable corporation

Un bel exemple pour illustrer cette qualité est John Martin. Hôtelier belge, a implémenté dans ses hôtels une démarche particulière de durabilité pour en faire une entreprise durable. Il a mobilisé tout son personnel pour développer des approches durables, tant dans le fonctionnement des hôtels, que dans le comportement du personnel et des clients. Et il mesure régulièrement la qualité de vie que génère l’entreprise pour ses collaborateurs, pour partis prenants, clients, leurs familles, pour l’environnement. Les achats, l’énergie, les consommations d’eau, la compensation carbone, bref la totale, ils développent et affinent des business modèles de plus en plus durables. Il prête une attention permanente aux conditions de travail matériels et émotionnels, et met donc en place une vigilance quand au fonctionnement humain durable. L’alignement et la congruence se sentent dès qu’on rentre dans un de ses hôtels, c’est palpable. En quelque sorte, il inclut “ la planète ” dans les processus de décision.

The inspired emerging corporation

Pierre Spilleboudt est un entrepreneur en série. Sa dernière affaire est Audaxis, une entreprise croissante dans le monde de l’IT. Multinationale dans 4 pays, plus de 100 personnes. Amateur de voile, il est intuitif et suit sa quête fidèlement. Au jour le jour, il ouvre un espace d’émergence du nouveau – en interne, avec ses clients, avec ses amis et son environnement. Il gère bien les espaces temps, les lieux, la sécurité émotionnelle, l’ouverture aux idées, les valeurs. Il aime voir émerger des leaders autour de lui, pour devenir finalement un « leaders de leaders ». Il encourage les intraprises internes, entrepreneuriat, l’invention de nouveaux métiers. Il encourage le développement de nouveaux kits de management pour construire de nouveaux ecosystèmes économiques. Il crée de la « valeur ajoutée humaine » au jour le jour, et la cartographie explicitement. Il encourage également l’implémentation de valeurs humaines, féminines. Il encourage aussi le développement et l’innovation « open source ». Il expérimente et est à l’aise avec l’immatérialisation des produits, services, et de la production. Il maîtrise également la délocalisation, l’outsourcing, sans perdre la valeur ajoutée humaine de l’ADN de son entreprise, le spin-off, les joint ventures,… et nouvelles formes entrepreneuriat. Il reste néanmoins vigilant au jour le jour quant la croissance qualitative et humaine de son groupe.

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