Une crise se gère comme un deuil…

La finance: 2001, 2008,…

Le climat et la terre: tsunamis, tremblements de terre, inondations,…

Les peuples, terrorismes et révoltes,…

A chaque fois un choc, une sidération, une incompréhension, un déni, colère, abattement, dépression et tristesse, résiliation, acceptation fataliste, accueil et finalement résilience et apprentissage, avancement.

A chaque fois pour un mieux, pour plus de conscience, plus de sagesse, plus de compréhension de l’humain et de son interaction avec soin environnement.

L’avenir nous réserve de plus en plus de surprises, donc de fait, plus d’occasions d’apprendre et d’avancer. La situation est tellement exacerbée que nous ne pouvons qu’apprendre par des chocs. Nous sortir d’initiative de nos zones de confort est une utopie. Il suffit de voir combien de personnes regardent tous les soirs « qui veut gagner des millions » et qui jouent au lotto, et d’autre part, combien de personnes participent à un réel changement sociétal. Même en 2011, on les prend encore pour des utopistes.

Mais, il n’y a pas de raisons d’avoir peur. Pourquoi ?

Observez comment l’humain s’en est sorti pendant et après les guerres et chocs de l’histoire: avec une sorte de système immunitaire psychologique extraordinaire. Même dans le spires situations de l’histoire, de nombreux récits nous sont parvenus de gens qui ont « transmuté », leur épreuve, « alchimisé », et l’ont transformé en sagesse.

Les chocs seront de plus en plus intenses et touchant un public nettement plus large. Donc nous allons devoir collectivement « monter en niveau de conscience ». Ce qui nous permettra d’avancer rapidement. Tout le monde est en quelque sorte prévenu des enjeux et risques. La presse en est pleine depuis plus d’une décennie. En cas d’effondrement du système financier, en cas de faillite des états souverains et des banques, en cas de catastrophe naturelle majeure, nous sommes « rôdés ». Chacun trouvera sa place, et son rôle. L’humain retombera rapidement sur ses pattes, avec la sagesse de ceux qui les ont précédés sur le chemin du développement de la conscience humaine sous toutes ces formes. Tout à coup, des milliers de gens sortiront de l’ombre pour aider, accompagner, ouvrir, initier. Ces gens se reconnaitront… et sauront ce qu’ils ont à faire.

Les 30 années de galère financière n’auront pas lieu. C’est ma seule vraie prophétie. L’humain se connectera enfin au meilleur de soi – même si elle devra toucher momentanément la bassesse de sa plus médiocre composante.

Le réchauffement de la planète n’aura été qu’une poussée de fièvre salvatrice pour se débarrasser d’un mauvais virus, et pour faire fondre la carapace des égos et calottes glacières.

Récapitulons les phases à travers lesquelles nous passerons (inspiré ea. de Elisabeth Kübler Ross) :

  1. Le choc, la sidération: l’événement perturbateur, sous une forme ou une autre, d’ampleur individuelle ou collective. Maladie, climat, économie ou finance, terre, mort, séparation, guerre,… grande agitation ou même une paralysie.
  2. Le déni: refusant d’y croire, les émotions semblent absentes car nous nous mettons en « mode survie ». Le mental est court-circuité. Ce n’est qu’ensuite que la réalité de l’événement s’installe.
  3. La colère : poussées fortes de révolte, s’alliant parfois de culpabilité, jugements, critiques ou d’accusations, poussées de vengeance. Comme un disque rayé.
  4. Le marchandage : négociations, chantages, discussions pour essayer d’échapper à l’histoire,
  5. La tristesse, et la dépression : grande tristesses, remises en question, détresse, pleurs. Le danger est ici un épuisement physique et psychique. Une guerre intérieure qui n’a pas de réponse extérieure, de personne. Obligeant chacun à trouver ses ressources personnelles pour avancer. Certains essayeront la fuite, sans succès.
  6. L’acceptation fataliste : encore éprouvé par la tristesse, il reprend ses énergies de vie en main. Cela peut se traduire en rejet ou en lâcher prise. Ce dernier étant salutaire, la réalité est beaucoup mieux acceptée. Il retrouve son fonctionnement normal, et réorganise sa vie en fonction de la réalité du moment. Une ouverture se fait sur de nouveau projets portée par une nouvelle créativité.
  7. L’accueil déclenchant la résilience: l’expérience de vie est intégrée. La personne peut reconstruire, anticiper, projeter vers l’avenir. Un apprentissage pour avancer sur son chemin de vie. Parfois, la personne peut être capable de remercier même pour l’expérience vécue. Un nouvel apaisement a lieu et l’équilibre peut se créer, avec une plus-value d’expérience et de sagesse, une transformation bénéfique.

Toujours est-il qu’en cas de catastrophe majeure, aucun gouvernement, aucune institution supra-nationale, aucun chef d’entreprise – s’ils sont encore en place – sera capable d’y répondre pour apaiser et sécuriser chacun. Chacun devra faire son propre deuil, se connecter au meilleur de soi, le mettre au service du bien commun. Il n’y aura pas beaucoup de temps pour blablater et se gargariser les égos.

Il va falloir reconstruire les systèmes de la vie, d’organisation de la société, de façon très locale et concrète, cherchant au jour le jour à donner le meilleur de soi au service de son évolution et du bien de tous. Le lien à la terre sera primordial. Alors que nous l’avons tant perdu, il sera au centre de la vie, au jour le jour, avec son abondance, alimentant nos racines personnelles pour un être vivifié.


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2 thoughts on “Une crise se gère comme un deuil…

  1. Très bien !
    Et essentiellement d’accord… (on aurait pu créditer Elisabeth Kubler-Ross et son modèle du deuil pour être complet http://en.wikipedia.org/wiki/K%C3%BCbler-Ross_model ).

    Ceci dit, on peut sans doute encourager les “skills” qui peuvent faciliter la gestion / la digestion / la transition dans ces crises, non ?

    Pour ce qui est de la finance, il faudra aussi que je t’introduise auprès des gens du Finance Innovation Lab ( http://thefinancelab.ning.com/ ) qui réfléchissent déjà aux banques et systèmes financiers de demain, à un autre niveau de conscience…

  2. Encourages les skills oui mais pour autant que les gens comprennent les enjeux, aient envie de faire qqchose, aient un peu d’argent et de temps pour se faire – on arrive à 0.000001% de la population. Les autres pensent à se faire de l’argent à court terme et de “sauver ce qu’il y a à sauver”. Je dois admettre que moi aussi cela m’éffleure de temps en temps…
    🙂

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