L’entreprise de demain disséquée

Voici quelques axes de force, avec quelques copains qui ont selon moi réussi ce challenge, de ré-inventer l’entreprise. Ce n’est qu’un début certes… mais les rôle modèles sont agréables à rencontrer et importants à citer. Merci à, eux, à leur passion, leur abnégation et à leur courage.

The meaningful corporation

Frédérik Leloup, managing partner of « Sailing Team » and sales manager of BECI in Brussels did quite some work on vision and meaning, for himself first, and then for his company and for the chamber of commerce of Brussels. Historically the meaning was enriching the shareholders. Now this era needs an openness, an enlarging of why we work, why we are enterpreneurs. The meaningful corporation is a group of intelligent people who add tangible and intangible value to their job.

Au-delà de la profitabilité ils implémentent une vision d’avenir durable de sa finalité ajoutant une dimension de responsabilité humaine, éthique et politique. Le sens du projet entrepreneurial est partagé et donc les collaborateurs s’en sentent auteurs et dépositaires. Tous partagent le sens des décisions, en lien avec valeurs, principes, et le projet client. Le sens du projet permet de faire le lien entre les différents métiers, pour augmenter la satisfaction du client et du collaborateur. Chacun est encouragé de réfléchir sur son projet personnel, et se donne les moyens pour y arriver. Des espaces de travail et d’entretien spécifique ” développement personnel ” sont créés. Les idées, valeurs et principes sont communiqués d’une façon simple et claire. Toute l’organisation est en veille continue sur les évolutions du métier.

The joyful corporation

Pierre Moorkens, un homme d’affaires qui je pense ne prendra jamais sa pension, est tellement passionné par ce qu’il fait, qu’il continue sans cesse s’activer pour mobiliser les gens autour de sa passion: l’humain et son cerveau. Il est tellement passionné et rayonnant qu’il a toujours l’air jeune, frais et vivant. Un exemple de chef d’entreprise qui réussit la rendre rayonnante. Il aime son métier, aime les gens, aime les voir épanouir leurs talents et se réaliser, aime le travail bien fait, aime l’esprit d’équipe ainsi que la rencontre avec les nouveaux venus (clients ou collaborateurs). Il reconnaît et cultive la dimension émotionnelle du métier et des relations, et permet aux ” communautés de passion ” d’émerger spontanément au sein même de son organisation. Il cultive naturellement son rayonnement positif et constructif. Sans tomber dans un affect émotionnel, il reste centrée sur le ” cœur ” des hommes et des femmes impliqués: lui en premier, ses interlocuteurs ensuite. Le cœur est le pivot entre les idées et l’action. C’est là que se trouve le ” jus “, la motivation, la passion pour alimenter l’action.

The interger corporation

Un homme qui a traversé les deux faces de ce vecteur jugement/intégrité est Luc Simonet. Avocat dans un premier temps. Fondateur et président de la Ligue des Optimistes du Royaume de Belgique. Dans la première partie de sa vie, il a été payé pour faire la part des choses entre le bien et le mal. Dans la deuxième partie, il est allé chercher le bien derrière le mal apparent: un optimiste est capable de trouver du bon partout, apprendre de tout événement. C’est une attitude de base pour avancer réellement dans la vie. Il est capable de transformer difficultés en opportunités, défis en business, problèmes en innovations. Il ne se ferme pas priori sur principes, ou idées ne cadrant pas priori dans sa structure de jugement. Il a des principes éthiques centraux, les implémente et les contrôle. Dans l’entreprise, un tel personnage déploie et exploite au maximum la diversité des équipes, au-delà du ” respect des différences “. Le mot respect fait penser ” tenir en respect “. Lire: tenir distance je vous tolère, mais n’approchez pas trop… La personne intègre cherche la différence et en apprend chaque jour. Il encourage les désaccords et les divergences de vue autant qu’il valorisera le consensus et, in fine, la cohésion. Il organise dans son centre des débats qui sont très divers, avec un public qui cherche de nouvelles inspirations. Luc est un précurseur qui a fait sourire au début, mais qui présent est pris très au sérieux par la nouvelle intelligentsia internationale. Il mobilise autour de valeurs profondes inattaquables, et les applique lui-même. Il protège aussi les rebelles (usual suspect), et les ” originaux ” – car ils sont parfois détenteurs de clés de développements. Il les encourage même !

Il laisser chacun participer au choix des directions et encourage la possibilité pour chacun de faire entendre sa voix, sans risque politique, quel que soit son rang social ou hiérarchique. Il encourage l’émergence de valeurs féminines.

The trustworthy corporation

Jacques Borlée, ancien athlète champion et coach-père de 3 jeunes athlètes qui sont dans le top mondial, illustre bien cette qualité. Il est aussi coach de l’équipe nationale belge, aux bons soins du comité olympique. Ils sont solides et ancrés dans l’ADN de leur métier, le sport de haut niveau. Ils anticipent tout le temps ce qui leur garanti une performance durable. Chacun avec sa spécialité travaille concentré sur sa confiance plutôt que sur leurs peurs ce qui pénaliserait la motivation, l’engagement et l’implication des équipes. Chacun aide développer la confiance en soi des autres, confiance en l’équipe et confiance dans le projet. Cette confiance rayonne et est cultivée envers les partis prenants, les sponsors et le public. Ils restent toujours bien connecté la valeur ajoutée de leur sport pour les gens tant matérielle qu’immatérielle, l’avancement de la performance ainsi que le rayonnement du sport pour le bien de tous, la santé la rencontre et la passion. Un des secrets c’est qu’en famille, ils allaient tous les weekends en forêt pour se promener, s’amuser et faire du vélo. Peu importait le climat. Bien connectés la nature, leur corps physique, ils ont pu capitaliser cela ensuite avec leur sport, l’athlétisme.

The resonating coherent corporation

Un homme qui a prouvé que cette qualité humaine est une clé de succès, et exemple de l’entreprise cohérente et résonante est l’entrepreneur Michel Petit, de Upignac. Il passe régulièrement du temps au sein des équipes, au contact des clients et du produit. En production de fois gras, en haute saison, ils travaillent ensemble et malgré les heures, c’est chaque fois une vraie aventure qui soude et qui ressource l’énergie des équipes. Spaghetti pour tout le monde. Tous y est authentique et cohérent. Michel est humble car face un produit vivant, c’est une qualité primordiale. L’égo n’a pas sa place. Tout le monde s’y retrouve, le client et le collaborateur en particulier. Les produits de la terre, authentiques, exigent une transparence, la tricherie et la malhonnêteté n’ont pas leur place non plus. Au sein de équipes, il éclaire le plus lucidement possible l’avenir de chacun, ses qualités, l’avenir du métier, comment développer les talents… et les mettre au service de l’objectif commun.

The sharing corporation

Matthieu Soubry, un entrepreneur familial belge, a continué dans la lancée de ses ancêtres, dans l’entreprise agro-alimentaire qu’il gère avec son frère Michel. L’entreprise est dans ce cas un lieu de partage, où chacun est fier de travailler, où il règne un vrai esprit de famille. C’est un lieu où il ” fait bon être ” – où la passion du métier, la joie de la rencontre est partagée au jour le jour où donc les choses sont bien faites, parce que le métier est pris à cœur. Il encourage la coopération entre les personnes et les équipes. Est considéré comme prioritaire le travail en réseau, les équipes de projets, la fertilisation croisée des idées et solutions, les intersessions et les mentoring internes. Le partage des valeurs humaines fait partie des meurs. Chacun est mis à contribution dans la vision, l’innovation, et l’avancement du projet commun.

The open corporation

François Schwennicke, qui gère la société Delvaux, a dû acceullir plusieurs signaux du marché et amener ouverture et flexibilité afin de pouvoir entrer dans une nouvelle ère. Pour qu’elle ne s’emprisonne pas par les habitudes ni idées préconçues, ouverte en permanence sur les signaux de l’environnement, et capable de capitaliser sur ceux-ci. La fonction de leader est redéfinie, et devient un architecte des systèmes sociaux, capable de favoriser l’éclosion de nouvelles dynamiques d’innovation et de collaboration entre les individus. Il ose sortir les gens de leur zone de confort et de leurs croyances limitatives. Il reconstruit l’organisation en petites cellules pour devenir plus innovante, pour accroître le potentiel d’adaptation, plus flexibles, créatives et malléables. Il crée des marchés internes pour les idées, les talents et autres ressources. Il alloue des ressources via plates-formes ouvertes (plus efficace que de laisser la hiérarchie fixer seule la distribution de celles-ci). Il propose des espaces d’expérimentation, permettant d’innover et d’apprendre des échecs.

The resilient corporation

Un exemple d’un chef d’une entreprise vitale et résiliente est Alain Liebaert. Une entreprise textile en Belgique qui a survécu les hécatombes dans son secteur. Il est capable de rebondir rapidement et efficacement en fonction de événements changeants, avec ses équipes, et se donne les moyens de ses ambitions. Il forme son personnel, les maintient en veille et assure ainsi l’adaptation permanente de l’entreprise en vue de sa pérennité Il renforce en permanence les compétences et de la révélation des talents de chacun le levier prioritaire du développement de l’entreprise: le capital humain de l’entreprise est toujours considéré, comme premier. Ce ne sont pas ses métiers tisser qui en font un leader. Il donne de l‘autonomie ses employés, et encourage la prise d’initiatives en provenance de la base. Il stimule la créativité, les expérimentations sur le produit-service. Il organise même des team-buildings et sessions créatives avec ses ouvriers. Il prouve donc qu’il donne de l’attention aux employés, leur implication, et leur fonctionnement durable. Il est un adepte des sports et activités de l’extrême, basé sur le dépassement de soi, sur l’expérience corporelle. Il est, malgré sa forte personnalité et sa vision pour l’entreprise, autant en remise en question que sa base.

The mastering corporation

Un bel exemple de patron qui a intégré sa ” puissance personnelle ” est Alexander de Wit. Il gère ” The Little Gym ” en Europe.

Ils ont ce jour une trentaine de franchises. Il aime passionnément son métier et est allé dans les plus fins détails pour le développer et l’affiner. Son entreprise est son image: profondément humaine, des valeurs et propositions cohérentes sur toute la ligne, toujours l’affût de nouveautés qui ajouteraient de la valeur son réseau, ouvert sur le monde. En quelque sorte, il incarne la maîtrise de l’ADN de son métier. Il manifeste son identité pleinement en tant qu’humain et avec toute son équipe et brille sur le marché grâce cela. Il est donc est incontournable dans son secteur par sa spécificité et ses approches particulières. Il active le potentiel humain, d’équipe et d’organisation en continu. Son organisation est en quelque sorte un système apprenant et évolutif au bénéfice de l’entreprise, de l’objectif commun, ainsi qu’au service des collaborateurs et clients. Il permet tous les collaborateurs d’appréhender les principes de base de l’économie de l’entreprise, de la création de valeur ajoutée tangible et intangible, et de la génération de la performance en réponse aux besoins des clients et partis prenants. Comme c’est une franchise, le modèle l’inclut de fait. Il réinvente les méthodes de contrôle: il équilibre au mieux liberté et discipline les systèmes de contrôle de performances sont géré par les cercles proches – le moins possible au niveau d’autres niveaux de l’entreprise. Le modèle supprime les pathologies du formalisme hiérarchique et minimalise/annule effets négatifs de politiques internes. On puise plutôt dans la sagesse collective de l’entreprise. Donc l’autonomie des équipes fait découvrir les avantages du leadership naturel. Les postes de décision ne sont plus le résultat de tractations opaques ou d’un héritage historique, mais émergent naturellement du groupe. Les décisions se situent au plus près de l’action. Les notions d’interdépendance, d’autonomie, de responsabilisation sont bien vivantes. Le droit l’initiative et le droit l’erreur existent. Grâce cela, l’ambition du progrès qui habite chaque collaborateur est éveillé Permet aux collaborateurs de devenir responsables du développement permanent et de l’entretien de leurs compétences, en co-responsabilité avec l’entreprise, notamment en proposant des référentiels revisités des métiers d’aujourd’hui et de demain. Chacun met ses compétences au service du développement des talents de chaque autre personne.

The connected corporation

Un bel exemple d’entreprise ” connectée ” est celle de Isabella Lenarduzzi. Une femme d’affaires dans un monde d’hommes. Elle en a fait un atout. Le plus grand réseau de femmes professionnelles en Belgique. Elle met en place une connexion au contexte, l’environnement, aux gens. Elle agit en conscience dans un contexte global géographique, politique et social en mutation, lucide et pragmatique. Elle active une valorisation des nouveaux réseaux, humains et internet, avec un don pour la communication ciblée. Elle intègre les idées de communauté et de citoyenneté et de l’innovation ouverte. les processus et les pratiques en vigueur reflètent réellement et sincèrement l’interdépendance de toutes les parties prenantes, internes et externes l’entreprise. Elle intègre les questions de responsabilité sociale de l’entreprise (CSR) et RH dans les décisions du métier même. Ce ne sont pas des fonctions périphériques. Elle met en place une information complète et transparents auquel chaque employa accès, afin d’agir mieux, dans l’intérêt commun. Les réseaux de création de valeur traversent souvent les limites de l’entreprise, et rendent inutiles les outils de management basés sur le pouvoir.

The sustainable corporation

Un bel exemple pour illustrer cette qualité est John Martin. Hôtelier belge, a implémenté dans ses hôtels une démarche particulière de durabilité pour en faire une entreprise durable. Il a mobilisé tout son personnel pour développer des approches durables, tant dans le fonctionnement des hôtels, que dans le comportement du personnel et des clients. Et il mesure régulièrement la qualité de vie que génère l’entreprise pour ses collaborateurs, pour partis prenants, clients, leurs familles, pour l’environnement. Les achats, l’énergie, les consommations d’eau, la compensation carbone, bref la totale, ils développent et affinent des business modèles de plus en plus durables. Il prête une attention permanente aux conditions de travail matériels et émotionnels, et met donc en place une vigilance quand au fonctionnement humain durable. L’alignement et la congruence se sentent dès qu’on rentre dans un de ses hôtels, c’est palpable. En quelque sorte, il inclut ” la planète ” dans les processus de décision.

The inspired emerging corporation

Pierre Spilleboudt est un entrepreneur en série. Sa dernière affaire est Audaxis, une entreprise croissante dans le monde de l’IT. Multinationale dans 4 pays, plus de 100 personnes. Amateur de voile, il est intuitif et suit sa quête fidèlement. Au jour le jour, il ouvre un espace d’émergence du nouveau – en interne, avec ses clients, avec ses amis et son environnement. Il gère bien les espaces temps, les lieux, la sécurité émotionnelle, l’ouverture aux idées, les valeurs. Il aime voir émerger des leaders autour de lui, pour devenir finalement un « leaders de leaders ». Il encourage les intraprises internes, entrepreneuriat, l’invention de nouveaux métiers. Il encourage le développement de nouveaux kits de management pour construire de nouveaux ecosystèmes économiques. Il crée de la « valeur ajoutée humaine » au jour le jour, et la cartographie explicitement. Il encourage également l’implémentation de valeurs humaines, féminines. Il encourage aussi le développement et l’innovation « open source ». Il expérimente et est à l’aise avec l’immatérialisation des produits, services, et de la production. Il maîtrise également la délocalisation, l’outsourcing, sans perdre la valeur ajoutée humaine de l’ADN de son entreprise, le spin-off, les joint ventures,… et nouvelles formes entrepreneuriat. Il reste néanmoins vigilant au jour le jour quant la croissance qualitative et humaine de son groupe.

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