Le financier de demain valorise les potentiels et valeurs cachées

1. Le grand enjeu de notre époque: détecter les potentiels de création de valeur – à plusieurs étages – et les ressources cachées pour y réussir.

 

Chaque dirigeant sait que la vraie valeur de son entreprise se trouve dans les équipes, et leur capacité à transformer leurs connaissances en produit/service qui répond aux besoins des clients. Curieusement, les valeurs immatérielles ne sont valorisées que de façon épisodique et fragmentée (marque, brevets,..). Les normes IFRS nous ont amenés sur ce terrain, avec les difficultés que nous connaissons : l’immatériel peut augmenter ou disparaitre du jour au lendemain. Le regard qu’on porte sur la valeur immatérielle exige une nouvelle rigueur. D’abord celle de la cartographier en y incluant le passif immatériel. Ensuite en mettant « dans les bonnes cases ». L’ennui, c’est qu’il n’existe pas encore de référentiel bien construit à cet effet. Michel de Kemmeter, visionnaire belge, s’y est attelé suite à la crise de 2008. S’étant basé sur un copié-collé de la valeur d’une personne physique, sa grille tombe sous le bon sens, et devient accessible à tous : 7 niveaux de valeur (actif), de potentiel (passif), sous forme de bilan. Nous y retrouvons tant les notions de développement durable (bilan terre), que la RSE (contribution au bien commun), en passant par l’émotionnel (confiance, motivation), connaissances, communication, processus (efficacité, durabilité) – en complément du bilan matériel. Le passif n’étant – dans cette lecture – pas quelque-chose de « mauvais », mais représentant précisément le potentiel de développement, croissance et création de valeur. En décodé, avoir le courage et le discernement  de mettre le doigt sur des passifs immatériels, ouvre la porte à une nouvelle « puissance » pour l’entreprise.

 

2. La façon traditionnelle de calculer la valeur

 

Nous connaissons tous les principes du cash flow historique extrapolé dans la durée, afin de calculer la valeur d’une entreprise. L’ennui aujourd’hui, c’est que rien ne garantit que ce cash flow aille évoluer de la même façon, car le monde est en mutation profonde, et de nouveaux business-modèles émergent régulièrement dans tous les secteurs. Il y a suffisamment d’exemples autour de nous. L’extrapolation aussi est difficile également car il est rare d’avoir une stratégie fiable à 15 ou 20 ans sur laquelle baser nos calculs. La « photo », ici et maintenant, de la valeur immatérielle, s’impose donc : « Qu’avons-nous sous la main, ici et maintenant ? ».

 

3. La proposition pour l’avenir: cartographie qualificative et quantitative pour mesurer et détecter valeur et potentiel

 

Michel de Kemmeter s’est allié à un acteur de terrain de premier choix, Ernst & Young, qui pour sa part sent également ces évolutions sur le marché, et le client en demande d’une nouvelle façon d’adresser la valeur et le potentiel de leur entreprise. Cette alliance permet une discussion plus mature et lucide sur la réelle valeur et le réel potentiel de leurs clients. Cet algorithme sera développé, affiné et validée sur le terrain, et amènera une innovation historique dans le secteur de la comptabilité et du révisorat. Toutes les questions de chiffrer l’immatériel seront adressées, ainsi que la possibilité de publier – dans un autre volet des rapports annuels – ces chiffres ou postes de la valeur intangible de l’entreprise. C’est aussi délicat et fragile que de parler de ses émotions à sa famille en tant qu’individu, mais c’est une façon puissante de mobiliser les parties prenantes autour du projet commun de création de valeur.

 

4. Le ROI possible d’un travail avec la valeur immatérielle

 

Il n’y a rien de plus puissant que de demander à une partie prenante : « Nous avons besoin de vous, de vos compétences, aidez-nous ». Cette vulnérabilité de premier abord débouche à chaque fois sur une alliance forte autour de projets où chacun pourra s’éclater dans son domaine de compétence, s’épanouir, se réaliser. Cela demande une bonne dose d’humilité, et exige de gérer les égos. Mais une fois ce pare-feu traversé, chaque centime investi pour gérer un ou plusieurs postes du passif immatériel sera remboursé au centuple. Cela fait totalement sortir ces entreprises du lot, et attirera les meilleures jeunes ressources – qui sont en recherche de sens et de terrains d’épanouissement.

Pour rembourser 1€ d’un passif financier, il nous faut sortir 1€ + intérêts. Pour rembourser 1€ de passif immatériel, il nous faut entre 0.2€ et 0.001€. Une nouvelle idée peut enrichir énormément toute l’entreprise, ou réduire les coûts de façon significative. Un changement d’ambiance ou de style managérial suite à un travail sur les valeur et la posture, peut avoir un effet énorme sur la diminution de la rotation, de l’absentéisme, de la motivation et de la créativité. Ces ROI sont à chaque fois des multiples de l’investissement.

 

5. Le rôle de l’analyste financier “de demain”

 

L’entrepreneur dirigeant est en première ligne, dans les « tranchées ». Comptables et réviseurs sont en posture d’assistance et de logistique. Le grand changement – comme en temps de guerre du 21° siècle – est que les armées ont besoin d’un autre type d’information. Une photo satellite, des informations du web. C’est le « shift » dans lequel les services aux entreprises se trouvent. Un discernement plus pointu, une nouvelle maturité humaine, une compréhension profonde des enjeux sectoriels, géostratégiques et historiques. Tout le secteur financier, qui doit gérer des valorisations allant jusqu’à 90% du market cap (nous venons de 15% fin des années’80), est invitée à apprivoiser ce nouveau terrain de création de valeur. Il fait peur certes, car l’humain est encore considéré comme une « boite noire », une ressource palpable comme l’énergie fossile ou le minerais. L’humain est imprévisible, certes, mais son potentiel est tellement plus grand qu’on imagine. La plupart des dirigeants estiment que leurs personnel n’utilise que 30 à 60% de leur potentiel au service du projet d’entreprise. Cela correspond à la plus grande ressource cachée de toute l’histoire de l’humanité (plus de 200 trilliards d’euros). Assez important que pour s’offrir le temps de s’y attarder…

 

6. Quelques exemples illustratifs

 

Un scan de l’immatériel – le 7D-Value – met en exergue les forces et faiblesses, chiffrées, et offre une compréhension profonde des terrains d’action prioritaires. Exemple : d’abord recalibrer la vision porteuse, ensuite bien communiquer en interne et en externe, reconstruisant la confiance, ensuite gérer les ressources, pour permettre l’innovation. Et non pas concentrer tout sur l’innovation d’emblée. Autre exemple : créer plus d’esprit d’équipe pour ensuite améliorer les processus (et non pas à l’envers).

Cette mesure peut aussi mener à des signaux que l’entreprise est surévaluée ou sous-évaluée.

Pour les collectivités et les régions également, ce nouveau regard offre des toutes nouvelles perspectives. Le potentiel caché des chômeurs et retraités peut être activé en les considérant comme une ressource, plutôt qu’un « déchet » de la société – en mettant en route des programmes contribuant à la prospérité de la communauté, les y incluant activement. Le tout est de détecter leurs talents et potentiels cachés, et de créer des programmes intelligents dans lesquels ils peuvent s’inscrire, ajoutant du sens à leur vie. Tout existe déjà. Les premières expériences en Belgique prouvent son efficacité.

Ce principe en 7 dimensions à fonctionne donc tant pour l’individu, pour l’équipe, pour l’entreprise, la ville, la région ou le pays tout entier. Comme un fractal ou un hologramme.

 

7. Comment cette nouvelle approche pourrait donner une réponse à la crise de croissance d’aujourd’hui

 

Très clairement, nous avons ici une bonne graine. Maintenant, à nous de la semer en terrain fertile : ouverture d’esprit, aspiration à créer de la valeur humaine et sociétale, humilité et courage. Le patronat et ses parties prenantes ont un rôle à jouer dans la mutation en cours. C’est un signal fort. Le système est mis en question et nous sommes en première ligne. Les exemples inspirants existent déjà. Notre expérience est que le processus – qui implique les personnes clé à travers l’entreprise – fait partie du trajet de prise de conscience collectif, et se faisant, développe discernement et maturité managériale. C’est en quelque sorte allier le développement des équipes, de concert avec celui de la stratégie long terme.

 

Michel de Kemmeter,

UHDR UniverseCity

7 levels pic

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s