New Economy Key N°3: la croissance matérielle individuelle plafonne, la croissance collaborative/systémique et immatérielle ne fait que commencer

C’est sur toutes le lèvres: “Tant que notre modèle croît, il tient – s’il décroît, il implose”. C’est pour cette raison que tous les dirigeants du monde occidental cherchent frénétiquement des façons de créer de la croissance. Mais la “parcelle” est limitée et il y a déjà des “perdants” dans cette guerre économique (trop chers, peu agiles, comme par exemple la Belgique). Sauf si nous trouvons des planètes avec des extra-terrestres qui continuent à acheter nos produits, avec des devises fortes (si possible de l’or), de telle façon que l’économie puisse continuer à grandir de façon linéaire. On peut fantasmer là-dessus bien sûr.

Stop: TOUTES les courbes de développement en occident descendent à long terme, et TOUTES les autres courbes (ressources, prix, démographie vieillissante) augmentent. Il faut arrêter de rêver… perpétuer notre modèle ancien est un rêve impossible, un leurre, un mensonge.

Mais, c’est dans la nature de la nature et de l’humain de grandir. Où sont donc ces espaces de croissance ?

Réponse: dans 2 dimensions relativement nouvelles:

1. Croissance immatérielle: entre 1988 et 2010, la proportion de la valeur matérielle et immatérielle des entreprises cotées en bourse (S&P500) est passée de 83/17 à 20/80 !!! La valeur immatérielle est – par définition – la connaissance, l’engagement des équipes, la capacité d’innover, de créer de la valeur, la marque, etc : c’est de la valeur par et pour l’humain. Cela tombe bien, il y a du travail ! La valeur humaine est aujourd’hui mise à mal et il y a – pour le moins – un espace d’amélioration possible (sans être cynique). Il y a un passif immatériel humain colossal (non quantifié mais bien présent – balayé sous le tapis), et donc cela veut dire des ressources colossales d’amélioration. Nous parlons ici de centaines de milliers de milliards d’euros et de dollars. Bien assez que pour relancer l’économie et améliorer la prospérité des gens, et de rembourser les dettes un peu partout.

2. Croissance systémique et collaborative: l’intention des conseils d’administration, ventilé sur les comités de direction, a été continue et monocorde – “create shareholders value”. Accumulez de la valeur pour les actionnaires. Ce message limite autiste était justifié pendant des siècles, car – sur le principe – il fallait d’abord “exister” – pour cela il fallait de la matière, du gras… un “tronc d’arbre” en quelque sorte, alors que nous démarrions avec des jeunes pousses un peu partout. Maintenant que “la parcelle” et ses arbres sont arrivés à maturité, le chêne à 36m, le bouleau à 17m, le cèdre à 42m, les arbres paniquent car ils ne peuvent plus grandir… Vous êtes-vous déjà promené dans une forêt arrivée à maturité ? C’est plein de vie. Les arbres continuent à offrir leurs fruits année après année, restant en parfaite santé. C’est cette économie-là qui se présente aujourd’hui: offrant une parfaite santé et prospérant avec ses fruits.  Une économie où les arbres discutent avec les abeilles, avec les champignons en dessous de la surface, avec les oiseaux, avec leurs voisins – alors qu’avant ils n’avaient au départ qu’une obsession: “the sky is the limit” ne regardant pas vraiment ce qui se passait autour d’eux (qui a déclenché les dégâts collatéraux multiples qu’on connaît). La croissance systémique offre des formidables nouvelles triangulations de création de valeur. Les déchets deviennent des ressources, les pensionnés jouent un rôle dans la société, les chômeurs deviennent bénévoles, chaque insecte et champignon joue son rôle, le comprend, et sait parfaitement où il crée de la valeur, pour qui, comment, et à quel étage. Chacun entre dans sa “raison d’être” avec toute son excellence mise au service du bien commun, des projets. Mais… nous sommes tellement conditionnés par l’accumulation individuelle que nos cerveaux ne sont pas connectés pour la rencontre véritable avec nos parties prenantes, et d’entrer dans une réelle création de valeur mutuelle. Le cerveau néolimbique qui est le plus souvent utilisé à cet effet doit de temps en temps laisser agir le cerveau préfrontal (structuré, linéaire), qui lui est branché en 3 dimensions.

Lâcher la peur aussi. La peur de perdre, de perdre le contrôle, de l’insécurité, du découragement, de l’inconnu, du rejet, de la faim,… un “grand saut” en quelque sorte, un saut dans un tout nouveau paradigme, dans la conscience, dans le monde de nos enfants.

Toutes les plus grandes success-stories récentes ont compris cela, intuitivement ou explicitement, et en font leur nouveau modèle d’affaires. Inspirons-nous de ceux-là et développons ensemble les qualités humaines qui vont permettre la mise en place de nouvelle boucles de création de valeur et d’activités: confiance, instinct et intuition, resilience, partage et rencontre véritable, maîtrise et sagesse, coeur.

Michel de Kemmeter

UHDR UniverseCity founder

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