Fédérations, chambres de commerce et associations professionnelles: STOP ou ENCORE ?

FeuRougeVertLes fédérations et chambres de commerce ont une origine séculaire.  Elles ont été créées à l’époque pour organiser la représentation des intérêts d’entreprises commerciales, industrielles et de service, et des sports. Regroupées autour d’un dénominateur commun, qu’il soit sectoriel ou géographique, chaque membre paye une cotisation, le plus souvent annuelle, lui donnant accès aux services mutualisés fournis par sa représentante. Divers et variés, ils offrent la représentation lors des négociations intersectorielles, leurs avis sur des propositions gouvernementales, des clubs de rencontres et pour certaines, des services en tous genres, et des statistiques et données financières dans leurs domaines de compétences respectifs. Elles se doivent – théoriquement – d’avoir une vision à donner au secteur et tout mettre en œuvre pour la réaliser.

Souvent opposée sur un même sujet,  organisations syndicales et chambres de commerce sont très similaires dans leur fonctionnement. Au final, les deux entités ont à cœur la défense de leurs membres vis-à-vis des parties prenantes externes. Le bénéfice d’une telle participation pour un adhérent est d’avoir l’intime conviction que ses intérêts seront représentés et assurés afin d’envisager l’avenir sereinement, confirmant que les efforts consentis tous les jours apporteront la croissance de son entreprise nécessaire à sa survie, voir à un excès à redistribuer. Et pour les autres activités, sportives et culturelles, d’apporter une plus-value de performance, de visibilité, bref, de progrès.

A la fondation de cette relation « adhérent – association », de trouve la confiance du premier vers la seconde. Cette confiance existe si trois critères sont remplis. Le donneur de la confiance voit celui à laquelle elle est confiée comme quelqu’un de compétent, honnête et fiable.[1] Si l’un de ces trois éléments manquent, la confiance est rompue, non-optimale et l’entité tombe en désuétude par manque de fonds et d’adhérents.

Nous nous montrerions arrogants de juger de la compétence et de l’honnêteté des différentes entités, sujet de cet article. Nous sommes plus méfiants quant à la fiabilité de celles-ci, pas dans le passé mais dans le futur. Leur modèle actuel évolue peu. Dans une économie en transition, d’un modèle linéaire vers un modèle systémique, nous pouvons nous poser la question de la pertinence de celui-ci. En effet, uniquement prendre en compte l’intérêt d’une seule partie prenante les mènera droit dans le mur. Il est maintenant temps de penser de manière systémique. Un changement de paradigme est nécessaire à l’établissement de ce nouveau modèle. Le drame étant que cela demande de la compétence systémique, collaborative – alors que de nombreux acteurs sont issus d’une époque où l’égo et la revendication était le moteur. Donc la compétence de l’entité en tant que telle, pas de ses employés, est mise en cause également.

Parce qu’elles concentrent un nombre importants de relais et une capacité d’attention importante, il est primordial qu’elles usent de ces caractéristiques afin de passer à une nouvelle économie.

Notamment en :

  • Jouant le lieu central pour créer des capacités d’innovation collectives à grandes échelles

Permettre à des parties prenantes de se mettre ensemble et de créer collectivement progrès et nouveaux business modèles en ayant l’assurance d’un lieu neutre et dont l’intérêt de toutes les parties prenantes seront considérés.

  • Supportant une nouvelle école de pensée afin d’assurer la transition d’un mode égo-système à un mode écosystème

Guider les membres, associations et entreprises sous leur coupe vers cette nouvelle économie via la proposition d’une formation en la matière. La visibilité n’en sera qu’accrue, pour la fédération et également pour toutes les entreprises et dirigeants entreprenant ce changement de mentalité. Elles seront les premières à profiter des nouvelles mannes offertes par une nouvelle manière d’envisager la relation fournisseur – client.

Tout le monde, sans exception, se pose la même question : « Où allons-nous ? ». Pour répondre à la question dans le titre, et que ces associations fassent partie de la solution plutôt que du problème, voici notre intuition :

La défense des intérêts des adhérents passe par

  1. l’éducation de ceux-ci dans la compréhension des futures interactions économiques et sociaux, et les changements tectoniques auxquels ils vont faire face. Les associations ont un rôle crucial à y apporter, nécessitant une adaptation de leur modèle aux besoins de leurs membres.
  2. Rassembler les informations sectorielles pertinentes, modèles émergents, technologies nouvelles – au niveau planétaire (profiter des nouvelles technologies pour s’approprier les nouveautés, inutile de réinventer la roue)
  3. Donner une vision au secteur et bouger – voir choquer avec bienveillance – les parties prenantes pour la réaliser doit faire partir de leur mission. En y incluant nos jeunes GenZ, de qui dépend notre avenir à tous.
  4. Communiquer intelligemment en interne parmi les membres, et vers l’extérieur, vers les parties prenantes.
  5. Assister à l’intégration de nouveaux processus de co-création sectorielle systémique en activant l’intelligence collective de toutes les parties prenantes.

Ce faisant, elles gagneront – encore et encore – motivation, support et collaboration active de leurs membres pour une longue période, assurant par ailleurs une différenciation dans ce monde qui devient particulièrement encombré.

Sans cela, nous dirions : « Stop ».

www.uhdr.net

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